Maroc: Fatima Ezzahra El Mansouri nommée cheffe du gouvernement, une première pour une femme

Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement, à la suite de la victoire de son parti aux é
Le roi Mohammed VI a nommé, mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de cheffe du gouvernement, à la suite de la victoire de son parti aux élections législatives de la semaine précédente. L'information, rapportée par RFI sur la base d'un communiqué du cabinet royal, marque une première historique dans le royaume : jamais une femme n'avait accédé à la tête du gouvernement marocain.
## Une nomination issue des urnes
Selon le communiqué du cabinet royal cité par RFI, la décision royale intervient au lendemain de la confirmation de la majorité obtenue par la formation politique de Fatima Ezzahra El Mansouri lors du scrutin législatif. Le processus semble donc s'inscrire dans la logique constitutionnelle marocaine, qui confie au souverain la désignation du chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire. La nomination aurait été officialisée le 29 septembre 2026, soit quelques jours seulement après la publication des résultats définitifs. D'après les informations disponibles, cette désignation viendrait couronner une trajectoire politique engagée de longue date au sein des institutions du royaume.
## Un symbole fort pour la représentation des femmes
Cette nomination constitue, selon plusieurs observateurs cités par les médias internationaux, un signal politique majeur dans une région où l'accès des femmes aux plus hautes fonctions exécutives demeure rare. Elle pourrait être interprétée comme la continuité de réformes engagées depuis plusieurs décennies au Maroc en matière de droits des femmes, notamment à travers les évolutions du Code de la famille. Toutefois, la portée réelle de cette nomination dépendra largement de la marge de manœuvre effective dont disposera la nouvelle cheffe du gouvernement, dans un système où l'équilibre des pouvoirs reste structuré autour de la monarchie. En effet, la fonction de chef du gouvernement au Maroc, bien que renforcée par la Constitution de 2011, conserve un périmètre d'action encadré.
## Les défis qui attendent le nouvel exécutif
Fatima Ezzahra El Mansouri hériterait d'un agenda chargé, entre relance économique, gestion des tensions sociales et poursuite des chantiers de réforme institutionnelle. Selon des sources gouvernementales relayées par la presse, les priorités porteraient notamment sur l'emploi des jeunes, la protection sociale et la souveraineté énergétique. La composition du futur gouvernement, qui devrait être annoncée dans les prochaines semaines, sera scrutée de près, tant elle conditionnera la capacité de la nouvelle cheffe de l'exécutif à mettre en œuvre son programme. Par ailleurs, la question de la parité au sein du prochain cabinet pourrait devenir un indicateur de l'ambition affichée par cette nomination historique.
## Une portée au-delà des frontières
Au-delà du Maroc, cette désignation pourrait résonner dans l'ensemble de la région, où la représentation politique des femmes progresse de manière inégale selon les pays. Des organisations internationales de défense des droits des femmes auraient salué l'événement, y voyant un précédent susceptible d'encourager des évolutions comparables. Cependant, plusieurs analystes appellent à la prudence quant à l'effet d'entraînement réel, rappelant que l'accession d'une femme à un poste de premier plan ne garantit pas mécaniquement une transformation structurelle de la place des femmes dans la vie publique.
La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri constitue donc un jalon symbolique indéniable dans l'histoire politique du royaume. Son efficacité concrète dépendra toutefois de la composition de son équipe gouvernementale et de l'articulation de son action avec les autres centres de décision institutionnels.