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Marine Le Pen veut «arrêter» l’aide financière à l’Ukraine si elle est élue : comment se positionnent les autres candidats à la présidentielle ?

Une · · Par Claire BERNARD

Marine Le Pen veut «arrêter» l’aide financière à l’Ukraine si elle est élue : comment se positionnent les autres candidats à la présidentielle ?

## Marine Le Pen veut couper l'aide à Kiev : le paysage des candidats se fracture La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a confirmé, mercred

## Marine Le Pen veut couper l'aide à Kiev : le paysage des candidats se fracture La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a confirmé, mercredi, dans les colonnes du *Financial Times*, son intention de mettre un terme au soutien financier français à l'Ukraine si elle accède à l'Élysée. Selon les propos rapportés par le quotidien britannique et relayés par *Le Figaro*, Marine Le Pen maintiendrait le soutien de la France à Kiev pendant « six mois », avant d'« arrêter les financements ». Cette prise de position, vivement critiquée, intervient dans un contexte où la question ukrainienne s'impose comme l'un des clivages majeurs de la campagne présidentielle de 2027. ## Un soutien français chiffré à 27 milliards d'euros Pour mesurer la portée d'une telle annonce, il convient de rappeler l'ampleur de l'engagement français depuis le début du conflit. Selon les données du Kiel Institute, institut de recherche allemand cité par *Le Figaro*, la France a versé 27 milliards d'euros à Kiev depuis l'invasion russe de février 2022. Cette somme se décompose en 7,9 milliards d'aide bilatérale et 19 milliards au titre des contributions françaises aux programmes européens. Une interruption des financements, telle qu'envisagée par la candidate RN, pourrait donc peser lourdement sur la capacité de Kiev à soutenir son effort de guerre, d'autant plus que plusieurs partenaires européens ont déjà exprimé leurs réticences à poursuivre leur aide à long terme. La sortie de Marine Le Pen n'est toutefois pas isolée : selon le décryptage du *Figaro*, d'autres prétendants à la fonction suprême partagent cette volonté de réduire, voire de couper le robinet du soutien financier à l'Ukraine. ## Un clivage qui traverse l'ensemble des candidatures Le paysage politique se révèle en effet contrasté. D'un côté, plusieurs candidats souhaitent maintenir, voire accroître, l'aide apportée par la France. C'est notamment le cas de Raphaël Glucksmann et de Gabriel Attal, dont les positions sur la question ukrainienne s'inscrivent dans une continuité atlantiste et européenne. De l'autre, des figures comme Jean-Luc Mélenchon ou Bruno Retailleau affichent des réserves, sans pour autant prôner une rupture aussi nette que celle annoncée par la candidate RN. Edouard Philippe, également cité parmi les prétendants, défend pour sa part une ligne de soutien ferme à Kiev, dans le sillage de la doctrine présidentielle actuelle. Cette diversité de positions traduit une fracture profonde au sein de la classe politique française sur la question de l'engagement international du pays. ## Un enjeu diplomatique et budgétaire majeur Au-delà des postures électorales, la question du financement de l'Ukraine soulève des enjeux diplomatiques et budgétaires considérables. Une réduction de l'aide française pourrait fragiliser la position de Paris au sein de l'Union européenne et de l'OTAN, à un moment où la solidarité occidentale face à Moscou est régulièrement mise à l'épreuve. Par ailleurs, la question du coût pour les finances publiques françaises, déjà dégradées, pourrait devenir un argument central dans les débats à venir. Selon plusieurs observateurs, le sujet devrait s'imposer comme l'un des points de confrontation majeurs entre les candidats, notamment lors des débats télévisés prévus au printemps. Reste à savoir si cette thématique, longtemps considérée comme secondaire dans les préoccupations des électeurs, parviendra à s'installer durablement au cœur de la campagne.