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Maire d’Alès menacé de mort par la DZ Mafia : un «projet d’action violente» détecté, selon Laurent Nuñez, qui évoque un «acte d’intimidation»

Une · · Par Claire BERNARD

Maire d’Alès menacé de mort par la DZ Mafia : un «projet d’action violente» détecté, selon Laurent Nuñez, qui évoque un «acte d’intimidation»

Menaces contre le maire d’Alès : un «projet d’action violente» imminente déjoué par le renseignement, selon Laurent Nuñez Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, a

Menaces contre le maire d’Alès : un «projet d’action violente» imminente déjoué par le renseignement, selon Laurent Nuñez

Le maire d’Alès, Christophe Rivenq, a été exfiltré de son domicile dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 juillet 2026 par les hommes du Raid, après la découverte par les services de renseignement d’un «projet d’action violente» le visant, dont la réalisation était jugée «imminente». L’information, révélée par Le Figaro, a été confirmée en personne par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ce mardi après-midi, alors que l’élu LR était déjà sous le coup d’une menace de mort explicite émanant de la «DZ Mafia Nouvelle Génération».

Une menace criminelle prise au sérieux par les plus hautes autorités

Selon les déclarations de Laurent Nuñez rapportées par Le Figaro, «hier soir, il a été porté à ma connaissance par les services de renseignement du ministère de l’Intérieur, qui travaillent sur les dossiers de narcotrafic, qu’un projet d’action violente pouvait être en préparation contre Monsieur le maire d’Alès et que la réalisation de cette action était imminente». Le ministre a précisé avoir immédiatement pris la décision de prévenir l’édile et de le placer sous protection, en l’exfiltrant de son domicile pour le mettre en lieu sûr, avec une protection assurée par les services du Raid.

Cette affaire s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les élus locaux et les réseaux criminels liés au narcotrafic. Christophe Rivenq avait déjà été visé, quelques jours plus tôt, par un courrier menaçant contenant deux balles de 9 mm, signé de la «DZ Mafia Nouvelle Génération». Un acte que Laurent Nuñez a qualifié d’«acte d’intimidation», tout en soulignant la gravité de la situation. Le parquet national anticriminalité organisée s’est saisi de l’affaire, ce qui témoigne de l’importance accordée à ce dossier par les autorités judiciaires.

Un précédent inquiétant pour les maires confrontés au narcotrafic

Cette affaire rappelle les menaces similaires qui pèsent sur d’autres élus locaux, notamment dans le sud de la France, où le narcotrafic est particulièrement implanté. Si le ministre n’a pas souhaité donner plus de détails sur la nature précise du «projet d’action violente» déjoué, il a insisté sur le fait que les services de renseignement travaillent activement sur les dossiers de narcotrafic et que la protection des élus est une priorité absolue.

La réaction rapide des autorités, avec l’exfiltration du maire et la mobilisation du Raid, contraste avec la lenteur parfois observée dans d’autres affaires similaires. Toutefois, la question de la sécurité des élus locaux face à la criminalité organisée reste entière. Selon des sources gouvernementales, plusieurs maires de communes périurbaines ou rurales, notamment dans les régions méditerranéennes, auraient déjà fait l’objet de menaces similaires, sans que cela ne donne toujours lieu à des mesures de protection aussi radicales.

Des implications politiques et sécuritaires à long terme

Au-delà de la protection immédiate de Christophe Rivenq, cette affaire soulève des interrogations sur la capacité de l’État à protéger ses élus face à des réseaux criminels de plus en plus audacieux. Laurent Nuñez a évoqué un «acte d’intimidation», mais la découverte d’un «projet d’action violente» imminente suggère que les intentions des auteurs présumés allaient bien au-delà d’une simple mise en garde.

Le parquet national anticriminalité organisée, qui s’est saisi de l’enquête, devrait désormais tenter de remonter les filières de la «DZ Mafia Nouvelle Génération», un groupe criminel dont les activités dans le sud de la France sont bien documentées. Selon des informations rapportées par Le Figaro, les services de renseignement du ministère de l’Intérieur travaillent en étroite collaboration avec la police judiciaire pour identifier les auteurs de ces menaces et démanteler leur réseau. L’issue de cette enquête pourrait avoir des répercussions significatives sur la lutte contre le narcotrafic et sur la protection des élus locaux, un enjeu de plus en plus prégnant dans le paysage politique français.