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"Ma fille ne peut même pas recevoir de copines…" : humidité, nid de pigeons sur le balcon, le calvaire d’une locataire alésienne dans le quartier des Cévennes

Une · · Par Claire BERNARD

Depuis 2020, une locataire du quartier des Cévennes, à Alès, décrit un quotidien marqué par l’humidité et la présence d’un nid de pigeons sur son balcon, une si

Depuis 2020, une locataire du quartier des Cévennes, à Alès, décrit un quotidien marqué par l’humidité et la présence d’un nid de pigeons sur son balcon, une situation qui affecte directement la vie sociale de sa fille. Selon des informations rapportées par Midi Libre, la famille aurait effectué de multiples signalements auprès des Logis cévenols, le bailleur social gestionnaire du logement, sans qu’une solution durable ne soit apportée à ce jour. Ce cas illustre les difficultés récurrentes de certains locataires du parc social face à des désordres qui persistent malgré les démarches administratives. ## Un logement devenu invivable pour la famille La locataire, dont l’identité n’a pas été divulguée par le quotidien régional, témoigne d’une situation qui se serait dégradée au fil des mois. Le balcon, occupé par un nid de pigeons, serait devenu un espace impraticable, tandis que l’humidité gagnerait plusieurs pièces de l’appartement. Selon ses déclarations rapportées par Midi Libre, sa fille ne pourrait « même pas recevoir de copines », tant les conditions sanitaires et matérielles du logement sembleraient altérer le confort et la sécurité du foyer. Ces éléments, s’ils sont confirmés, poseraient la question de la responsabilité du bailleur dans l’entretien courant et la salubrité des logements mis en location. Par ailleurs, la présence de pigeons sur un balcon ne relève pas uniquement d’une nuisance esthétique. Les fientes d’oiseaux peuvent en effet représenter un risque sanitaire, notamment en cas de contact avec des enfants ou de propagation de parasites. D’après des spécialistes de l’habitat, ce type de situation nécessiterait une intervention rapide, tant pour préserver la santé des occupants que pour éviter une dégradation structurelle du bâti. La locataire alésienne aurait, selon Midi Libre, insisté sur l’urgence de la situation auprès des services compétents. ## Des signalements répétés aux Logis cévenols Les démarches entreprises par la famille auprès des Logis cévenols, le bailleur social propriétaire de l’immeuble, n’auraient pas abouti à une résolution complète du problème. D’après les éléments rapportés par la source, plusieurs courriers et appels téléphoniques auraient été effectués depuis 2020, sans qu’une intervention de grande ampleur ne soit programmée. Cette situation pourrait s’expliquer par des contraintes organisationnelles ou budgétaires propres au bailleur, mais elle interroge également sur l’efficacité des circuits de signalement dans le parc locatif social. Les Logis cévenols, qui gèrent un parc immobilier conséquent dans l’agglomération alésienne, sont régulièrement confrontés à des demandes d’entretien variées. Toutefois, le cas de cette locataire semblerait présenter une acuité particulière, dans la mesure où les désordres cumulés — humidité et infestation aviaire — touchent à la fois à la salubrité et à l’habitabilité du logement. Selon les pratiques en vigueur dans le secteur HLM, les bailleurs ont une obligation légale d’assurer un logement décent, ce qui inclut la gestion des infiltrations et des nuisibles. Si ces obligations n’étaient pas remplies, la locataire pourrait engager des recours, notamment auprès de la commission départementale de conciliation. ## Un contexte plus large de tension locative Ce témoignage s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés rencontrées par les locataires du parc social en France. Selon des données publiées par des associations de défense des locataires, les signalements liés à l’humidité ou aux nuisibles représenteraient une part significative des réclamations adressées aux bailleurs sociaux. À Alès, comme dans d’autres villes moyennes, la vétusté de certains bâtiments construits dans les années 1960 et 1970 pourrait expliquer une partie de ces désordres, d’autant plus que les opérations de rénovation urbaine ne couvrent qu’une partie du parc immobilier. Par ailleurs, la dimension familiale de ce cas — une enfant privée de réceptions à domicile — met en lumière les conséquences sociales de ces problèmes d’habitat. L’isolement qui en résulterait pour la fillette pourrait avoir des répercussions sur son développement et son intégration dans le quartier. Les travailleurs sociaux intervenant dans le secteur des Cévennes seraient, selon Midi Libre, informés de la situation, mais aucune mesure d’accompagnement spécifique n’aurait été évoquée à ce stade. ## Une issue encore incertaine pour la locataire À ce jour, la locataire n’aurait pas obtenu de date précise pour une intervention de grande ampleur sur son logement, selon les informations disponibles. Le bailleur social n’a, pour l’heure, pas communiqué publiquement sur ce dossier, et il semblerait que les échanges restent cantonnés à un cadre bilatéral. Cette absence de réponse publique pourrait laisser place à une médiatisation accrue de l’affaire, d’autant que la presse régionale s’en est fait l’écho. La résolution de ce litige dépendra probablement de la capacité des Logis cévenols à prioriser les travaux nécessaires, notamment la dépose du nid de pigeons et le traitement des infiltrations. Si aucune avancée n’intervenait, la locataire pourrait envisager des recours juridiques, sur le fondement de la loi du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs, qui impose au bailleur de délivrer un logement décent. L’issue de ce dossier reste donc ouverte, et il pourrait servir d’exemple pour d’autres locataires confrontés à des situations similaires dans le quartier des Cévennes.