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Lycées, carburants, budget : Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu cherchent les voies de l’apaisement

Une · · Par Claire BERNARD

Lycées, carburants, budget : Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu cherchent les voies de l’apaisement

## Lycées, carburants, budget : l'exécutif en quête d'une sortie de crise Alors qu'un « acte IV » de la mobilisation lycéenne est annoncé pour ce jeudi, le prem

## Lycées, carburants, budget : l'exécutif en quête d'une sortie de crise Alors qu'un « acte IV » de la mobilisation lycéenne est annoncé pour ce jeudi, le premier ministre Sébastien Lecornu a tenté, mercredi soir depuis l'Hôtel de Matignon, de reprendre la main face à une contestation qui s'étend. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'allocution, au ton « très solennel », visait à désamorcer une colère sociale dont le gouvernement redoute qu'elle ne se transforme en « convergence des luttes ». ### Une adresse directe aux lycéens Le chef du gouvernement s'est adressé avec empathie à une génération qu'il présente comme « entrée dans l'adolescence pendant le Covid ». D'après les éléments relayés par Le Figaro, il a dénoncé pêle-mêle les « violences », les « milliers d'heures de cours perdues » et « les responsables politiques qui utilisent cette colère ». Une plateforme en ligne a été ouverte pour recueillir les revendications, avec plus de 400 contributions déjà enregistrées selon le quotidien. Cette démarche, présentée comme un canal d'écoute, pourrait toutefois sembler insuffisante face à l'ampleur du mouvement, d'autant plus que la mobilisation ne montre aucun signe d'essoufflement à la veille d'une nouvelle journée d'action. ### Le gazole, un levier économique sous tension Par ailleurs, le premier ministre a formulé des annonces destinées à faire baisser les prix du gazole, un sujet qui touche directement le pouvoir d'achat des ménages et le mécontentement des classes moyennes. Selon Le Figaro, ces mesures s'inscrivent dans une stratégie plus large de réponse aux préoccupations matérielles, alors que la question budgétaire demeure un point de friction majeur. Ces annonces pourraient néanmoins être perçues comme un geste tardif, tant la défiance envers l'exécutif semble installée. En effet, la conjonction des tensions scolaires, énergétiques et budgétaires crée un climat propice à l'élargissement du front contestataire. ### La crainte d'une convergence des luttes Le spectre d'une « convergence des luttes » hante visiblement l'entourage d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu. D'après les sources citées par Le Figaro, l'exécutif redoute que la mobilisation lycéenne ne rejoigne d'autres mouvements sociaux, notamment sur le terrain du budget ou de l'énergie. Cette configuration rappelle des épisodes antérieurs où des revendications sectorielles avaient fini par se fondre dans un rejet plus global de la politique gouvernementale. Toutefois, à ce stade, aucune coordination officielle entre les différents collectifs n'a été confirmée, ce qui laisse ouverte la possibilité d'un apaisement si des « réponses concrètes » sont apportées. ### Une réponse institutionnelle en construction Le maintien de l'ordre a également été défendu par le premier ministre, confronté aux critiques sur la gestion des manifestations. Selon Le Figaro, il a répondu aux interrogations sur la fermeté policière tout en promettant des « réponses concrètes » aux lycéens. Cette double posture — écoute et autorité — traduit la difficulté de l'exécutif à trouver un équilibre entre fermeté et ouverture. Le calendrier budgétaire, encore incertain, pourrait peser sur la suite des événements. À court terme, la journée de jeudi constituera un test pour mesurer si les annonces de Matignon suffisent à faire retomber la pression ou si, au contraire, elles alimentent un mouvement plus large.