Onyx Infos

Lors d’un nouveau vote, les députés approuvent la perpétuité pour les viols en série sur les moins de 15 ans

Une · · Par Claire BERNARD

Lors d’un nouveau vote, les députés approuvent la perpétuité pour les viols en série sur les moins de 15 ans

# Lors d’un nouveau vote, les députés approuvent la perpétuité pour les viols en série sur les moins de 15 ans Les députés ont approuvé mardi 21 juillet 2026, l

# Lors d’un nouveau vote, les députés approuvent la perpétuité pour les viols en série sur les moins de 15 ans Les députés ont approuvé mardi 21 juillet 2026, lors d’un nouveau vote organisé avant le scrutin sur l’ensemble du projet de loi relatif à la protection des enfants, l’instauration de la réclusion criminelle à perpétuité pour les auteurs de viols en série commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Cette mesure, portée par le gouvernement dans le sillage de l’affaire Lyhanna, a été adoptée par 258 voix contre 84, au terme de discussions particulièrement houleuses dans l’hémicycle. ## Un vote sous tension après un premier rejet Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce nouveau scrutin faisait suite à un premier vote intervenu vendredi, au cours duquel la gauche, davantage mobilisée dans l’hémicycle, avait rejeté la disposition. Les opposants à cette mesure dénonçaient alors une disposition répressive destinée, selon eux, à masquer l’insuffisance des moyens consacrés aux enquêtes ainsi qu’à la prévention des violences sexuelles. Le gouvernement, de son côté, estimait que cette peine maximale constituait une réponse proportionnée à la gravité des faits commis en série sur des victimes particulièrement vulnérables. L’affaire Lyhanna, qui a profondément ému l’opinion publique, a servi de catalyseur à cette initiative législative. Sans que les détails précis de cette affaire aient été divulgués dans le cadre de ce vote, il semblerait que les circonstances particulièrement choquantes des viols subis par cette jeune victime aient conduit l’exécutif à durcir sa position. Le texte adopté prévoit que la perpétuité ne s’appliquera qu’aux récidivistes ou aux auteurs de viols multiples sur des mineurs de moins de 15 ans, une distinction qui a fait l’objet de vifs débats. ## Des discussions parlementaires houleuses Les discussions autour de cette mesure ont été marquées par une opposition frontale entre la majorité présidentielle et une partie de la gauche, mais également par des divisions au sein même de la coalition gouvernementale. Certains députés, tout en se déclarant favorables à un renforcement des sanctions pénales, ont exprimé des réserves quant à l’efficacité réelle de la perpétuité comme outil de dissuasion. D’après des sources parlementaires, plusieurs amendements visant à assortir cette peine d’un suivi socio-judiciaire renforcé ont été déposés, sans toutefois être retenus dans le texte final. Le contexte politique de ce vote intervient alors que le gouvernement cherche à afficher une ligne ferme en matière de protection de l’enfance, un sujet qui pourrait devenir un enjeu central lors des prochaines échéances électorales. La question des moyens alloués à la justice et à la prévention des violences sexuelles reste toutefois en suspens, les critiques soulignant que l’aggravation des peines ne saurait, à elle seule, résoudre le problème de fond. ## Une mesure qui pourrait faire jurisprudence L’adoption de cette disposition pourrait avoir des répercussions au-delà du seul cadre législatif français. En effet, plusieurs pays européens observent avec attention les évolutions pénales françaises en matière de violences sexuelles sur mineurs. Selon des experts juridiques cités par Le Figaro, cette mesure s’inscrit dans une tendance plus large visant à durcir les sanctions pour les crimes les plus graves, tout en soulevant des questions sur l’équilibre entre répression et réinsertion. Le projet de loi dans son ensemble, qui comprend d’autres dispositions relatives à la protection des enfants, doit encore être examiné par le Sénat avant une adoption définitive. Les débats à venir pourraient donner lieu à de nouvelles modifications, d’autant que la question des moyens accordés à la justice pénale reste un point de friction récurrent entre les différentes forces politiques.