Listes moins longues, réutilisation, achats en promotion, aides des communes... Pourquoi le coût de la rentrée scolaire est "globalement en baisse" (surtout au niveau élémentaire)

Les fournitures scolaires pèseront moins lourd sur le budget des ménages cette année. Selon le dernier dossier de la Confédération Syndicale des Familles (CSF),
Les fournitures scolaires pèseront moins lourd sur le budget des ménages cette année. Selon le dernier dossier de la Confédération Syndicale des Familles (CSF), publié mardi 18 août, jour du versement de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), le coût de la rentrée est "globalement en baisse", particulièrement au niveau élémentaire. Pour un élève de primaire, la dépense moyenne s'établira à 198 euros, contre 316 euros pour un collégien et 426 euros pour un lycéen. Une tendance que l'organisation syndicale attribue à plusieurs facteurs, allant de la modération des listes fournitures à la réutilisation accrue du matériel, en passant par des achats en promotion.
### Une baisse portée par des listes plus courtes et des achats malins
La CSF explique ce reflux des coûts par une évolution des pratiques, tant du côté des établissements que des familles. "Les listes modérées sont plus nombreuses", note l'organisation, ce qui limite les achats superflus. Parallèlement, "de plus en plus de communes distribuent les fournitures de base", un coup de pouce non négligeable pour les parents. La tendance à la "réutilisation des fournitures de l’année précédente" s'impose également, tout comme les "achats par lot ou en promotion". Enfin, la CSF pointe des "achats de moindre qualité par exemple pour les vêtements et chaussures de sport", un arbitrage budgétaire qui traduit une recherche d'économies assumée.
### Des inégalités territoriales et sociales qui persistent
Malgré ce bilan encourageant, la CSF alerte sur le fait que "toutes les familles ne sont pas logées à la même enseigne". De "nombreuses" inégalités territoriales subsistent : transports scolaires pas systématiquement gratuits, manque d'écoles à Mayotte, ou encore difficultés pour les enfants en situation de handicap. "La liste serait longue de toutes ces différences qui hélas ne crée pas de la richesse pour l’Éducation, mais bien des injustices sur le chemin de l’École, pénalisant les plus fragiles", déplore l'organisation. Un constat qui nuance la portée de la baisse constatée, celle-ci ne bénéficiant pas également à tous les territoires de l'Hexagone et d'outre-mer.
### Une allocation de rentrée scolaire en soutien aux familles modestes
Pour atténuer ces disparités, les Caisses d'allocations familiales versent ce mardi l'Allocation de rentrée scolaire (ARS) à près de trois millions de familles, soit environ cinq millions d'enfants. Cette aide, dont le montant augmente moins vite que l'inflation, est destinée aux foyers dont les ressources pour l'année 2024 ne dépassent pas 28.956 euros pour un enfant, 35.638 euros pour deux enfants et 42.320 euros pour trois enfants. Si elle apporte un soutien concret, son pouvoir d'achat réel interroge, alors que les prix de certains articles scolaires pourraient connaître des variations.
### Une rentrée sous le signe de la modération, mais une vigilance de mise
Cette baisse globale des coûts marque une rupture avec les années précédentes, où l'inflation avait lourdement impacté le budget des ménages. La modération des listes, couplée à des stratégies d'achat plus raisonnées, semble porter ses fruits. Toutefois, la CSF appelle à la vigilance : la qualité moindre de certains équipements, notamment les chaussures de sport, pourrait engendrer des dépenses supplémentaires en cours d'année. L'enjeu pour les familles sera donc de concilier économies immédiates et durabilité des achats, tandis que les associations de consommateurs surveilleront l'évolution des prix dans les semaines à venir.