Lille : de nouvelles révélations accablantes sur le lycée musulman Averroès poussent l’État à refuser de rétablir son contrat d’association

## Lille : le lycée Averroès reste hors contrat, l'État confirme son refus La commission pour l'enseignement privé, réunie jeudi soir à la demande du préfet des
## Lille : le lycée Averroès reste hors contrat, l'État confirme son refus
La commission pour l'enseignement privé, réunie jeudi soir à la demande du préfet des Hauts-de-France, Bertrand Gaume, a décidé de ne pas rétablir le contrat d'association liant le lycée musulman Averroès à l'État, selon une information du Figaro confirmée de source proche du dossier. Cette décision prolonge une bataille politique et judiciaire qui dure depuis trois ans autour de cet établissement privé lillois, autrefois présenté comme la vitrine des Frères musulmans en France.
## Un premier contrat rompu après quinze ans d'existence
En 2008, Averroès était devenu le premier lycée musulman de France à signer un contrat d'association avec l'État, un dispositif qui maintenait le caractère propre de l'établissement tout en permettant à ses enseignants d'être rémunérés par l'Éducation nationale. Cette reconnaissance institutionnelle avait alors valeur de symbole pour l'enseignement privé musulman. Toutefois, selon les informations rapportées par Le Figaro, la dérive islamiste de cet ensemble scolaire apparaîtrait aujourd'hui « sous un visage plus inquiétant encore », ce qui expliquerait la position ferme des autorités préfectorales.
## Des révélations qui pèsent sur la décision
Le journal précise que de nouvelles révélations, dont la teneur n'a pas été détaillée dans les éléments disponibles, auraient conduit l'État à maintenir sa position. Le préfet des Hauts-de-France a ainsi confirmé sa décision de suspendre le contrat d'association, une mesure qui prive l'établissement des financements publics associés et le place de facto dans le régime des écoles hors contrat. Cette situation implique notamment que les enseignants ne sont plus rémunérés par l'État, ce qui pourrait fragiliser la structure financière de l'établissement à moyen terme.
## Une procédure judiciaire toujours en cours
Cette décision intervient dans un contexte de contentieux persistant entre l'établissement et l'administration. Depuis trois ans, la procédure alterne entre recours juridictionnels et examens administratifs, sans qu'une issue définitive n'ait été trouvée. La commission réunie jeudi soir constitue une nouvelle étape, mais elle ne clôt probablement pas le dossier : l'établissement pourrait contester cette décision devant les tribunaux administratifs, prolongeant ainsi une incertitude qui pèse sur la scolarité des élèves et sur le personnel enseignant.
## Un enjeu de fond sur le contrôle des établissements privés
Au-delà du cas lillois, cette affaire illustre la vigilance accrue des pouvoirs publics à l'égard des établissements privés susceptibles de porter un projet communautaire ou religieux jugé incompatible avec les principes républicains. Le contrat d'association, qui représente un engagement réciproque entre l'État et l'établissement, reste un levier de contrôle majeur. Le refus de le rétablir pourrait avoir valeur d'exemple pour d'autres dossiers similaires, alors que la question du financement public de l'enseignement privé confessionnel demeure un sujet sensible.
L'avenir du lycée Averroès dépendra désormais des recours éventuels et de l'évolution du dialogue entre la direction de l'établissement et les autorités académiques et préfectorales.