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Liban : un convoi d'aide du Vatican a été intercepté par l'armée israélienne

Une · · Par Claire BERNARD

Liban : un convoi d'aide du Vatican a été intercepté par l'armée israélienne

Liban : un convoi d'aide humanitaire du Vatican intercepté par l'armée israélienne dans le sud du pays Un convoi d'aide humanitaire placé sous l'autorité du non

Liban : un convoi d'aide humanitaire du Vatican intercepté par l'armée israélienne dans le sud du pays

Un convoi d'aide humanitaire placé sous l'autorité du nonce apostolique au Liban a été stoppé jeudi par l'armée israélienne alors qu'il se dirigeait vers trois villages chrétiens frontaliers du sud du pays. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 12 juin 2026, citant un membre du convoi s'exprimant sous couvert d'anonymat, les occupants des véhicules se sont retrouvés « nez à nez avec plusieurs chars israéliens » à proximité du village de Debel, contraignant le convoi à modifier son itinéraire.

### Une interception sous la menace de tirs

Le témoignage recueilli par l'AFP auprès d'un membre du convoi, dont l'identité n'a pas été divulguée, décrit une situation tendue. « En s'approchant jeudi du village de Debel (...), on s'est retrouvés nez à nez avec plusieurs chars israéliens (...). Le convoi a été arrêté », a-t-il précisé. L'homme a également rapporté que « plusieurs tirs de chars et de mitrailleuses vers des positions arrières qu'on n'a pas pu identifier (...) ont créé un vent de panique » parmi les participants. Aucun blessé n'a toutefois été signalé dans les rangs du convoi humanitaire, selon la même source.

Cette intervention de l'armée israélienne intervient dans un contexte de guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, qui contrôle une partie du sud du Liban. Les trois villages chrétiens visés par l'aide du Vatican — dont Debel fait partie — refusent en effet d'être évacués, malgré les injonctions répétées de l'armée israélienne qui occupe une portion du territoire libanais. Ces localités se trouvent ainsi prises en étau entre les forces israéliennes et les positions du Hezbollah.

### Un précédent diplomatique préoccupant

L'interception d'un convoi mené par le nonce apostolique, représentant officiel du Saint-Siège au Liban, constitue un incident diplomatique notable. Le Vatican, qui entretient des relations diplomatiques avec Israël depuis 1993, n'a pas encore officiellement réagi à cet incident. Toutefois, des sources proches du dossier indiquent que des démarches seraient en cours auprès des autorités israéliennes pour obtenir des explications et garantir la sécurité des futures opérations humanitaires.

Ce n'est pas la première fois qu'une mission humanitaire est entravée dans le sud du Liban depuis l'escalade du conflit. Selon des données compilées par des organisations internationales, plusieurs convois de l'ONU et de la Croix-Rouge ont déjà été bloqués ou retardés à des postes de contrôle israéliens ces derniers mois. L'incident impliquant le Vatican pourrait toutefois avoir des répercussions diplomatiques plus larges, d'autant plus que le Saint-Siège joue un rôle de médiateur historique dans la région.

### Des villages sous tension et une population vulnérable

Les habitants de Debel et des deux autres villages chrétiens concernés — dont les noms n'ont pas été divulgués par souci de sécurité — continuent de refuser l'ordre d'évacuation émis par l'armée israélienne. Selon des témoignages recueillis par des médias locaux, ces populations, majoritairement vieillissantes, estiment que quitter leurs foyers les exposerait à un déplacement définitif et à la perte de leurs biens.

L'aide humanitaire du Vatican, composée de denrées alimentaires, de médicaments et de matériel de première nécessité, était destinée à soutenir ces communautés qui survivent dans des conditions précaires, privées d'accès régulier aux services de base en raison des combats. Le convoi, après avoir été contraint de rebrousser chemin, aurait finalement réussi à livrer une partie de son chargement par un itinéraire alternatif, selon des informations non confirmées. L'armée israélienne, contactée par Le Figaro, n'a pas encore commenté cet incident.