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LGV Montpellier-Barcelone : les maires Michaël Delafosse et Jaume Collboni sonnent l’alarme et exigent la fin d’un chantier bloqué depuis 13 ans

Une · · Par Claire BERNARD

LGV Montpellier-Barcelone : les maires Michaël Delafosse et Jaume Collboni sonnent l’alarme et exigent la fin d’un chantier bloqué depuis 13 ans

# LGV Montpellier-Barcelone : les maires Michaël Delafosse et Jaume Collboni sonnent l’alarme et exigent la fin d’un chantier bloqué depuis 13 ans Le projet de

# LGV Montpellier-Barcelone : les maires Michaël Delafosse et Jaume Collboni sonnent l’alarme et exigent la fin d’un chantier bloqué depuis 13 ans Le projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Montpellier à Barcelone connaît un nouvel épisode de tensions politiques. Treize ans après l’ouverture du tronçon Barcelone-Perpignan, les maires des deux grandes métropoles, Michaël Delafosse (Montpellier) et Jaume Collboni (Barcelone), ont conjointement exhorté les autorités françaises et espagnoles à débloquer un chantier jugé stratégique pour la mobilité transfrontalière et le développement économique régional. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, les deux édiles estiment que le temps de l’attente a assez duré et réclament des engagements fermes et immédiats. ## Un tronçon critique pour la connexion européenne ### Une infrastructure essentielle mais inachevée La LGV Montpellier-Barcelone s’inscrit dans le corridor méditerranéen, un axe ferroviaire prioritaire pour l’Union européenne. Cependant, le tronçon entre Perpignan et Montpellier, long d’environ 150 kilomètres, reste à réaliser. Selon des sources gouvernementales citées par *Midi Libre*, ce segment permettrait de réduire le temps de trajet entre les deux métropoles de près d’une heure trente, le faisant passer à environ deux heures. Les maires Delafosse et Collboni insistent sur le fait que ce maillon manquant compromet l’efficacité de l’ensemble du corridor, d’autant plus que la liaison Barcelone-Perpignan, ouverte en 2010, fonctionne en deçà de son potentiel faute de raccordement au réseau français à grande vitesse. ### Des retards aux causes multiples Les causes de ce blocage prolongé sont multiples et complexes. D’après des informations rapportées par *Midi Libre*, des études techniques, des contentieux environnementaux et des difficultés de financement auraient successivement entravé l’avancée du projet. Le coût total estimé de l’infrastructure, qui pourrait dépasser les 4 milliards d’euros, nécessite un partage entre l’État français, les collectivités territoriales et l’Union européenne. Par ailleurs, des associations écologistes locales ont contesté certains tracés, invoquant l’impact sur les zones naturelles protégées du Languedoc-Roussillon. Ces oppositions, bien que légitimes, auraient contribué à ralentir un processus déjà marqué par des lenteurs administratives. ## La pression des élus locaux et les enjeux politiques ### Une mobilisation conjointe inédite La prise de parole commune de Michaël Delafosse et Jaume Collboni marque une étape significative dans la mobilisation des élus locaux. Selon des sources proches des deux municipalités, les maires auraient adressé un courrier aux ministres des Transports français et espagnol, ainsi qu’à la Commission européenne, pour exiger une réunion de crise. Ils dénoncent un « gâchis démocratique et économique » et appellent à une coordination renforcée entre les deux pays. Cette initiative intervient alors que le gouvernement français a récemment annoncé des investissements dans le réseau ferroviaire, mais sans préciser de calendrier pour ce tronçon spécifique. ### Des conséquences économiques et environnementales L’achèvement de la LGV Montpellier-Barcelone comporterait des retombées économiques majeures pour les deux régions. Selon des analyses citées par *Midi Libre*, la liaison permettrait de désengorger les axes routiers saturés, notamment l’autoroute A9, et de favoriser le report modal vers le rail. Elle faciliterait également les échanges commerciaux entre la France et l’Espagne, tout en renforçant l’attractivité des territoires desservis. Sur le plan environnemental, la réduction des émissions de CO₂ liée au transfert de passagers et de marchandises de la route vers le ferroviaire est présentée comme un argument de poids pour accélérer le chantier, dans un contexte d’urgence climatique. ## Perspectives et incertitudes ### Un calendrier toujours flou Malgré la pression des élus locaux, le calendrier de réalisation du tronçon Perpignan-Montpellier reste incertain. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, les études préliminaires pourraient s’étendre jusqu’en 2025, tandis que les travaux, s’ils étaient lancés, ne seraient pas achevés avant 2032 au plus tôt. Les maires Delafosse et Collboni estiment que ce délai est incompatible avec les enjeux de mobilité et de transition écologique. Ils plaident pour une accélération des procédures et une mobilisation exceptionnelle des fonds européens, dans le cadre du programme « Connecting Europe Facility ». ### Un test pour la coopération transfrontalière Ce dossier illustre les difficultés récurrentes de la coopération ferroviaire entre la France et l’Espagne, deux pays dont les réseaux ont longtemps fonctionné en vase clos. L’achèvement de la LGV Montpellier-Barcelone est perçu comme un test de la capacité des deux États à surmonter leurs divergences techniques et politiques. Alors que le gouvernement espagnol a multiplié les annonces en faveur du rail, la France semble encore hésitante sur la priorité à accorder à ce projet. La mobilisation des maires pourrait toutefois faire évoluer la situation, en plaçant le dossier sous les projecteurs médiatiques et politiques. L’issue de cette nouvelle séquence dépendra de la volonté des exécutifs nationaux de traduire leurs déclarations en actes concrets.