{"title":"Leur nombre a baissé de 18% depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran: après deux mois de guerre, 913 bateaux commerciaux sont encore recensés dans le Golfe","content":"Le chiffre qui dérange : 913. C'est le nombre de navires commerciaux recensés dans le Golfe le 29 avril 2026, deux mois après le début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran. Selon AXSMarine, spécialisée dans le suivi maritime, cette baisse de 18 % par rapport aux 1 114 navires recensés le 28 février témoigne des tensions croissantes dans la région.\n\nPeu après le déclenchement des hostilités, le détroit d'Ormuz, artère névralgique pour le transport maritime, a été quasi-bloqué. Malgré cela, plusieurs bateaux ont réussi à sortir de cette zone. Le rapport d'AXSMarine révèle qu'au sein de ce total, 270 pétroliers sont restés dans le Golfe, accompagnés de près d'une vingtaine de méthaniers et de plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL). Cette concentration de navires souligne l'incertitude qui plane sur les routes commerciales.\n\nD'un autre côté, la situation des porte-conteneurs est tout aussi préoccupante. Au 29 avril, 118 porte-conteneurs demeurent dans le Golfe, tandis qu'ils étaient 155 au début des hostilités. Parmi eux, 30 sont iraniens. L'armateur MSC, premier au monde, a réussi à faire sortir quatre de ses navires, dont deux ont été arraisonnés par l'Iran. Dans ce contexte tendu, les armateurs se retrouvent dans une position délicate, jonglant entre la nécessité de protéger leurs intérêts et celle de respecter les conditions de sécurité.\n\nL'armateur danois Maersk, avec six porte-conteneurs, n'a pas changé de statut depuis le début du conflit. De son côté, le français CMA CGM, qui possède BFMTV et BFM Business, a vu son nombre de porte-conteneurs passer de 18 à 13, malgré les difficultés d'accès. \"La situation est complexe, mais nous faisons tout pour assurer la continuité de nos opérations\", a déclaré un porte-parole de CMA CGM.\n\nL'impact de cette guerre sur le commerce international est difficile à évaluer. Les entreprises doivent naviguer dans un climat d'incertitude, ce qui complique la planification logistique. Les ports iraniens sont sous blocus américain, et les conséquences pourraient s'étendre bien au-delà de la région. L'inquiétude grandit également parmi les acteurs économiques, qui craignent une aggravation de la situation.\n\nLes informations fournies par la société d'analyse Kpler soulignent l'ampleur de la crise. Le nombre de porte-conteneurs qui transportent des marchandises essentielles, telles que des produits pharmaceutiques ou des biens de consommation, reste préoccupant. Ce contexte pourrait avoir des répercussions sur les chaînes d'approvisionnement mondiales, qui sont déjà fragilisées par la guerre.\n\nLes acteurs du secteur maritime s'interrogent sur l'avenir des opérations dans le Golfe. Le nombre de navires qui peinent à quitter la région pourrait encore diminuer si la situation ne s'améliore pas. L'absence de solutions durables pourrait entraîner une escalade des tensions et une réévaluation des routes commerciales.\n\nLe regard reste tourné vers les événements à venir. La communauté internationale attend des développements qui pourraient modifier la dynamique actuelle. Un sommet sur la sécurité maritime est prévu le 15 mai, où les enjeux liés au Golfe seront sans aucun doute au centre des discussions.","image_url":"/img/0923d43f.jpg","created_at":"2026-05-01 10:00:52.093144","excerpt":"","category":"Economie"}