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«Les riches ont décidé de faire sécession» : l’insoumise Mathilde Panot tire à boulets rouges sur les plus fortunés

Une · · Par Claire BERNARD

«Les riches ont décidé de faire sécession» : l’insoumise Mathilde Panot tire à boulets rouges sur les plus fortunés

«Les riches ont décidé de faire sécession» : Mathilde Panot durcit le discours fiscal de La France insoumise La présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nati

«Les riches ont décidé de faire sécession» : Mathilde Panot durcit le discours fiscal de La France insoumise La présidente du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a lancé une charge virulente contre les plus fortunés, mardi 25 août 2026, sur les antennes de RMC-BFMTV. Selon des informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP, la députée du Val-de-Marne a déclaré que « les riches ont décidé de faire sécession » en France, en ne participant « plus à la solidarité nationale », appelant à les « interdire ». Cette prise de parole s'inscrit dans le prolongement des propos tenus par l'eurodéputée Manon Aubry lors des universités d'été du mouvement mélenchoniste, qui avait souhaité « interdire les milliardaires », les qualifiant de « nuisibles ». ### Une charge contre l'héritage et la concentration des richesses Dans le détail de son intervention, Mathilde Panot a développé une critique acerbe de la légitimité des grandes fortunes. « La plupart des riches n'ont pas mérité d'être milliardaires, ils ont eu juste le mérite d'être bien nés avec une cuillère d'argent (dans la bouche) et ce sont en immense majorité des super héritiers », a-t-elle expliqué. La présidente du groupe insoumis a rappelé la volonté de La France insoumise de « prendre tout » au-dessus de 12 millions d'euros d'héritage, une mesure qui constituerait selon elle un levier central de redistribution. Ce positionnement s'ancre dans une stratégie plus large du parti visant à imposer le thème de la justice fiscale au cœur du débat public, alors que les discussions budgétaires s'annoncent tendues à l'automne. ### Un argumentaire adossé à des données sociales L'élue a également adossé son argumentaire à des données chiffrées sur la précarité. Selon ses déclarations rapportées par Le Figaro, « en 2025, 960 personnes sont mortes de la rue, dont un enfant de 11 jours ». Elle a opposé ce constat à la trajectoire des « 500 plus riches qui ont doublé leur fortune en 10 ans de Macronie », dénonçant un contraste moral intenable. « Il ne peut pas être moral, supportable dans une société », a-t-elle insisté, « qu'il y ait certains qui se gavent et que d'autres soient jetés dans la pauvreté la plus absolue ». Ces éléments visent à légitimer une refonte en profondeur de la fiscalité du capital, un axe récurrent du programme de La France insoumise depuis plusieurs années. ### Des réactions politiques attendues Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà marqué par une forte polarisation autour des questions économiques. Les propositions de LFI, notamment le plafonnement des héritages et l'instauration d'un revenu maximal, pourraient susciter des réactions contrastées au sein de la majorité présidentielle comme parmi les partis de droite. Par ailleurs, la référence à la « sécession » des plus riches pourrait relancer le débat sur la contribution des hauts revenus au financement des services publics, un sujet régulièrement évoqué dans le cadre des lois de finances. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer l'écho de ces prises de position dans l'opinion publique et au sein de la classe politique.