Les responsables politiques "n'en parlent qu'en termes de tableurs Excel": dénonçant le "fonctionnaire bashing", la patronne de la CFDT Marylise Léon réclame l'"augmentation" des rémunérations de tous les agents publics

## Fonction publique : la CFDT dénonce le "fonctionnaire bashing" et réclame une revalorisation des salaires À la veille d'une journée de mobilisation dans la f
## Fonction publique : la CFDT dénonce le "fonctionnaire bashing" et réclame une revalorisation des salaires
À la veille d'une journée de mobilisation dans la fonction publique, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a haussé le ton ce lundi sur France 2. Selon des propos rapportés par BFM Business, la responsable syndicale a appelé le gouvernement à revaloriser les rémunérations des agents publics, dénonçant un "fonctionnaire bashing" qui exaspère les intéressés.
## Une "profonde colère" chez les agents
"On en a ras-le-bol du fonctionnaire bashing", rapporte Marylise Léon, citant le ressenti exprimé par de nombreux agents. La syndicaliste évoque "beaucoup d'attentes" et une "profonde colère" au sein des services publics, à la veille d'un mouvement de grève national. Ce malaise, selon elle, ne relève pas d'une revendication catégorielle isolée mais d'un sentiment d'être réduit à des considérations budgétaires. "On a des responsables politiques aujourd'hui qui ne parlent de nous qu'en termes de lignes, de tableurs Excel, de budget", a-t-elle déploré, opposant à cette approche comptable une vision des fonctions publiques comme "un trésor" et "une richesse pour notre cohésion sociale".
## Le gel du point d'indice en question
Au cœur de la revendication figure la question du point d'indice, l'unité de calcul servant de base à la rémunération des fonctionnaires. Selon Marylise Léon, celui-ci "a été gelé pendant de nombreuses années", et les deux revalorisations intervenues en 2022 et 2023 se révèlent "largement insuffisantes au regard de l'augmentation de l'inflation". La secrétaire générale de la CFDT en tire une conclusion directe : "Il faut une augmentation" des rémunérations des agents publics. Elle lie par ailleurs cette exigence à la qualité même du service rendu aux usagers, estimant qu'"on ne peut pas avoir des services publics de qualité s'il n'y a pas de conditions de travail de qualité".
## Un rendez-vous décisif le 1er octobre
La CFDT rappelle avoir formulé des propositions dès le mois de juin, sans réponse satisfaisante du ministère. "Le ministre n'a pas répondu à nos attentes : nous avons un autre rendez-vous le 1er octobre et donc on jugera en fonction de ce qui est proposé", a prévenu Marylise Léon. Ce calendrier place l'exécutif face à une équation délicate, entre contrainte budgétaire et nécessité d'apaiser un secteur marqué par des difficultés persistantes de recrutement. La centrale syndicale déplore en effet un manque "d'attractivité des fonctions publiques", un constat qui pourrait peser sur la capacité des administrations à pourvoir leurs postes dans les mois à venir.
## Une mobilisation à valeur de test
La journée de grève annoncée constituera un premier indicateur de l'ampleur du mécontentement. Si le mouvement devait rassembler largement, il renforcerait la position de la CFDT dans la négociation à venir. À l'inverse, une mobilisation limitée pourrait affaiblir la pression syndicale sur un gouvernement déjà confronté à d'autres chantiers sociaux. L'issue du rendez-vous du 1er octobre, et la réponse apportée aux revendications salariales, devraient déterminer la suite du dialogue entre l'exécutif et les représentants des agents publics.