Les pays du Golfe cherchent l’alternative à la fermeture du détroit d’Ormuz

## Les pays du Golfe cherchent l’alternative à la fermeture du détroit d’Ormuz Alors que le détroit d’Ormuz demeure bloqué par Téhéran après six mois de conflit
## Les pays du Golfe cherchent l’alternative à la fermeture du détroit d’Ormuz
Alors que le détroit d’Ormuz demeure bloqué par Téhéran après six mois de conflit, les monarchies du Golfe, premières victimes collatérales de la guerre, tentent d’organiser leur survie économique en recherchant des voies alternatives pour exporter leurs ressources énergétiques. Selon un décryptage publié par Le Figaro le 9 septembre 2026, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït figurent parmi les États les plus exposés à cette paralysie maritime.
## Une vulnérabilité illustrée par les frappes sur Jebel Ali
À la périphérie de Dubaï, les dégâts causés par des frappes iraniennes répétées contre la zone industrielle et portuaire de Jebel Ali témoignent de la fragilité persistante des monarchies du Golfe face à leur voisin iranien. Adossé à une zone franche, Jebel Ali, présenté comme le plus grand port artificiel du monde, aurait été touché à au moins deux reprises, provoquant d’immenses panaches de fumée noire et de vastes incendies. D’après les informations rapportées par Le Figaro, les autorités auraient cherché à limiter la diffusion des images de ces destructions, ce qui suggère une inquiétude quant à l’impact sur la confiance des investisseurs et la stabilité perçue de la région.
## Le Koweït et le Qatar en première ligne
Parmi les États riverains, le Koweït et le Qatar présenteraient un besoin urgent de contourner le goulet d’étranglement pour continuer à exporter leurs hydrocarbures. En effet, ces deux pays dépendent fortement de la voie maritime d’Ormuz pour acheminer leur production vers les marchés internationaux. Toutefois, les alternatives terrestres ou maritimes envisageables se heurtent à des contraintes techniques et géographiques considérables, notamment l’absence d’infrastructures capables d’absorber des volumes comparables à ceux transitant habituellement par le détroit.
## Un conflit qui s’installe dans la durée
Après six mois de guerre, dont l’issue reste incertaine, les pays du Golfe affichent une priorité claire : sécuriser des voies de contournement. Cette recherche d’alternatives s’inscrit dans un contexte où le conflit pourrait se prolonger, exposant davantage encore les économies de la région. Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït, qui comptent parmi les plus touchés, devraient ainsi multiplier les initiatives diplomatiques et logistiques pour préserver leurs intérêts vitaux.
La situation demeure toutefois évolutive, et l’issue des négociations ou des opérations militaires en cours pourrait redessiner les équilibres régionaux. Reste à savoir si les solutions de contournement envisagées suffiront à compenser durablement la fermeture d’un axe stratégique qui concentre une part majeure du commerce énergétique mondial.