Les matinales de Radio France penchent à gauche : l’étude qui atteste du manque de pluralisme à l’antenne

## Une étude de l’Institut Thomas More pointe un déséquilibre éditorial sur les matinales de Radio France Selon une étude publiée par l’Institut Thomas More et
## Une étude de l’Institut Thomas More pointe un déséquilibre éditorial sur les matinales de Radio France
Selon une étude publiée par l’Institut Thomas More et relayée par Le Figaro Magazine le 29 novembre 2025, les matinales de France Inter, France Culture et France Info apparaîtraient durablement orientées à gauche. L’analyse, conduite en octobre 2025, s’appuie sur un traitement automatisé de l’ensemble des propos tenus à l’antenne, une méthode présentée comme inédite par ses auteurs.
## Une méthodologie fondée sur l’intelligence artificielle
D’après les informations rapportées par Le Figaro, l’Institut Thomas More aurait soumis l’intégralité des chroniques matinales des trois antennes à un système d’analyse automatisée. Jean-Thomas Lesueur, directeur général du think tank, souligne l’originalité de la démarche : « L’originalité de notre approche tient à l’usage systématique de l’intelligence artificielle pour analyser l’ensemble des propos tenus à l’antenne, sans sélection humaine. » Selon lui, chaque chronique serait évaluée selon des critères identiques, avec une justification précise, ce qui rendrait la méthode « transparente et reproductible ». Une relecture humaine interviendrait uniquement pour corriger les erreurs de transcription ou les cas d’ironie mal interprétés par l’outil.
## Des résultats convergents sur les trois antennes
Les conclusions de l’étude feraient apparaître une prédominance des intervenants et des thématiques associées à la gauche sur les tranches matinales de France Inter et France Culture, une tendance également perceptible sur France Info. Cette orientation, qualifiée de « durable » par les auteurs, alimenterait les critiques récurrentes sur le manque de pluralisme au sein du service public audiovisuel. Le Figaro précise que cette publication intervient dans un contexte particulier, à la suite de l’éviction du journaliste Charles Sapin par France Inter, un épisode qui a ravivé les débats sur la ligne éditoriale de la station.
## Un débat récurrent sur le pluralisme du service public
La question du pluralisme à Radio France ne date pas de cette étude. Plusieurs rapports parlementaires et travaux universitaires ont, par le passé, interrogé l’équilibre des points de vue représentés à l’antenne, sans toutefois parvenir à une méthodologie consensuelle. L’usage de l’intelligence artificielle pour objectiver ces analyses pourrait, selon ses promoteurs, offrir un cadre plus rigoureux que les comptages manuels traditionnels. Toutefois, la mesure de la « tonalité éditoriale » demeure un exercice contesté, tant les critères de classification politique prêtent à interprétation.
## Des implications pour la gouvernance de l’audiovisuel public
Cette publication pourrait nourrir les travaux en cours sur la gouvernance de l’audiovisuel public, alors que la question de l’indépendance éditoriale des rédactions reste un sujet sensible. Les dirigeants de Radio France n’auraient pas, à ce stade, réagi publiquement aux conclusions de l’étude. Reste à savoir si cet outil d’analyse sera repris par d’autres institutions ou médias, et si ses résultats seront confrontés à des méthodologies alternatives.