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« Les gens n’ont plus d’argent » : les Iraniens en première ligne face aux sanctions américaines

Une · · Par Claire BERNARD

« Les gens n’ont plus d’argent » : les Iraniens en première ligne face aux sanctions américaines

## Téhéran sous pression : quand la satire devient l'ultime refuge des Iraniens Sur les réseaux sociaux iraniens, une série de vidéos satiriques connaît depuis

Téhéran sous pression : quand la satire devient l'ultime refuge des Iraniens

Sur les réseaux sociaux iraniens, une série de vidéos satiriques connaît depuis plusieurs jours une diffusion virale. Leur point commun : mettre en scène, sur un ton burlesque, l'effondrement du pouvoir d'achat et la dépréciation de la monnaie nationale. Selon un récit publié par Le Figaro le 9 septembre 2026, ces saynètes traduisent une réalité économique de plus en plus difficile pour la population, confrontée à l'effet cumulé des sanctions américaines et d'une gestion étatique contestée.

Un quotidien marqué par la pénurie monétaire

D'après les témoignages relayés par la journaliste Delphine Minoui, les Iraniens décrivent une situation où les ressources financières se sont considérablement raréfiées. « Il ne me reste plus que 200 000 tomans sur mon compte. Mes chèques n'ont pas pu être encaissés. Je n'ai pas de quoi payer mon loyer », déclare ainsi l'un des protagonistes de ces vidéos, cité par Le Figaro. Un autre évoque l'achat de « quatre œufs et une saucisse pour 500 000 tomans », une somme qui illustrerait la perte vertigineuse de valeur de la monnaie locale. Ces scènes, tournées dans un registre humoristique, semblent pourtant refléter une détérioration bien réelle des conditions de vie, notamment à Téhéran, où un marché local a été photographié le 9 septembre 2026 par l'agence Reuters.

La satire comme exutoire face à la répression

Au-delà de la dimension économique, ces vidéos traduisent également une forme de résistance face à un climat de contrôle social strict. « Je fais désormais mes achats à l'unité. Mais je suis trop heureuse. Sinon, ils vont me traiter de traîtresse et de mercenaire ! », lance une femme en brandissant son sac de courses, selon les propos rapportés par Le Figaro. Cette mise en scène de la peur — celle d'être accusée de trahison ou de mercenariat — suggère que l'humour constitue désormais un canal d'expression relativement moins risqué que la contestation ouverte. Les autorités iraniennes, rappelle le quotidien français, ne tolèrent aucune critique publique, ce qui expliquerait le recours à des formats détournés pour évoquer la crise.

Un contexte de sanctions cumulées

Ces difficultés s'inscrivent dans un cadre de pressions internationales renforcées. L'administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, a imposé de nouvelles sanctions économiques qui viennent s'ajouter à celles déjà en vigueur. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, ces mesures frappent de plein fouet une population déjà éprouvée par une crise économique structurelle et par la répression interne du régime de Téhéran. Les sanctions, en ciblant notamment les secteurs bancaire et pétrolier, pourraient limiter davantage les capacités d'importation et alimenter la spirale inflationniste que dénoncent, à leur manière, les internautes iraniens.

Une population prise en étau

La situation décrite par ces vidéos illustre une double contrainte : d'un côté, les effets des sanctions internationales qui pèsent sur l'économie iranienne ; de l'autre, un appareil répressif qui restreint les moyens d'expression. Selon les informations du Figaro, cette combinaison place les Iraniens en première ligne d'une crise dont ils ne maîtrisent ni les causes ni les issues. Les autorités iraniennes n'ont pas réagi publiquement à ces vidéos, et l'évolution de la situation économique reste, à ce stade, difficile à anticiper.


Source principale : Le Figaro, article de Delphine Minoui, publié le 9 septembre 2026.

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