Les Experts de l'immo : Année électorale, l'impact sur le marché immobilier - 28/09

## Année électorale : quel impact réel sur le marché immobilier ? L'émission « Les Experts de l'immo » diffusée sur BFM Business le 28 septembre, présentée par
## Année électorale : quel impact réel sur le marché immobilier ?
L'émission « Les Experts de l'immo » diffusée sur BFM Business le 28 septembre, présentée par Marie Coeurderoy, s'est penchée sur une question récurrente à l'approche des scrutins : une année électorale modifie-t-elle véritablement la dynamique du marché immobilier français ? Si l'intuition collective suggère un attentisme des acheteurs et des vendeurs, les spécialistes invités dans l'émission appellent à nuancer fortement cette idée reçue.
## Un attentisme souvent surestimé
L'un des enseignements mis en avant par les experts interrogés porte sur la psychologie des ménages en période électorale. Contrairement à une croyance largement répandue, les acquéreurs ne suspendent pas massivement leurs projets immobiliers dans l'attente des résultats. Les décisions d'achat restent dictées par des facteurs structurels : situation professionnelle, composition du foyer, capacité d'emprunt et taux de crédit.
Marie Coeurderoy et ses invités soulignent que l'immobilier demeure un bien de première nécessité pour de nombreux ménages, notamment ceux qui doivent déménager pour raisons familiales ou professionnelles. Ces acquéreurs ne peuvent pas reporter indéfiniment leur projet. La prudence électorale concerne surtout une frange d'investisseurs locatifs, plus sensibles aux évolutions fiscales potentielles.
## Les vrais moteurs du marché
Le podcast rappelle que les véritables variables influençant le marché immobilier sont ailleurs. Les taux de crédit, abordés dans une émission du 18 septembre, constituent le premier levier. Leur évolution conditionne directement la solvabilité des acquéreurs et le volume des transactions.
La fiscalité figure également parmi les facteurs déterminants. Les investisseurs locatifs surveillent attentivement les dispositifs d'aide, les règles encadrant les loyers et la taxation des revenus fonciers. Toute annonce en la matière peut modifier les arbitrages, indépendamment du calendrier électoral.
Les experts insistent aussi sur l'offre disponible. Le logement social, évoqué dans une émission du 17 septembre, connaît une demande croissante qui pèse sur l'ensemble du secteur. La construction hors site, abordée le 16 septembre, apparaît comme une piste d'avenir pour répondre à la pénurie.
## Une prudence qui touche davantage l'investissement
La distinction entre résidence principale et investissement locatif structure l'analyse des spécialistes. Pour l'acquisition d'un logement destiné à l'habitation, l'impact du calendrier électoral reste marginal. Les ménages arbitrent en fonction de leur budget et de leur projet de vie, non du calendrier politique.
En revanche, l'investissement locatif se montre plus sensible aux signaux politiques. Les avantages de ce type d'investissement, développés dans l'émission du 21 septembre, dépendent étroitement du cadre fiscal. Un investisseur peut légitimement différer sa décision face à l'incertitude d'une réforme annoncée.
Les experts rappellent néanmoins que cette prudence reste temporaire. Une fois les scrutins passés et les orientations politiques clarifiées, les projets gelés retrouvent généralement leur cours normal. Le marché immobilier a démontré sa capacité de résilience face aux cycles électoraux successifs.
## Une perspective nuancée
L'émission du 28 septembre invite donc à dépasser l'idée d'un blocage systématique du marché en année électorale. Si un attentisme existe, il se concentre sur certaines catégories d'acheteurs et certains segments, notamment l'investissement locatif. Les fondamentaux — taux, fiscalité, offre disponible, démographie — demeurent les véritables déterminants.
Pour les acquéreurs et vendeurs, la recommandation implicite des experts reste la même : se concentrer sur sa situation personnelle et les conditions de financement plutôt que sur le calendrier politique. Le marché immobilier, par nature peu réactif aux événements de court terme, continue de suivre ses propres logiques.