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Les États-Unis annoncent qu’ils vont désormais limiter la durée des séjours des journalistes et étudiants étrangers

Une · · Par Claire BERNARD

Les États-Unis annoncent qu’ils vont désormais limiter la durée des séjours des journalistes et étudiants étrangers

# États-Unis : Washington impose une limitation inédite des séjours pour les étudiants et journalistes étrangers Le gouvernement américain a officialisé, jeudi

États-Unis : Washington impose une limitation inédite des séjours pour les étudiants et journalistes étrangers

Le gouvernement américain a officialisé, jeudi 17 juillet 2026, une nouvelle réglementation visant à restreindre la durée des séjours sur le territoire des étudiants et journalistes étrangers. Cette décision, confirmée par un document administratif rendu public, marque une nouvelle étape dans la politique migratoire particulièrement restrictive menée par l'administration Trump, et suscite déjà de vives réactions au sein des organisations de défense de la liberté de la presse.

Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, les nouvelles règles prévoient une entrée en vigueur d'ici deux mois, sauf blocage éventuel de la part du Congrès américain. Les ressortissants étrangers titulaires d'un visa étudiant ne seront ainsi plus autorisés à séjourner plus de quatre ans sur le territoire américain. Les journalistes étrangers, quant à eux, verront leur présence limitée à 240 jours, soit environ huit mois, avec toutefois la possibilité de solliciter des renouvellements pour des périodes identiques. Une mesure particulièrement sévère concerne les journalistes chinois, dont les visas seront désormais limités à 90 jours.

Une décision qui suscite l'indignation des défenseurs de la liberté de la presse

Des restrictions sans précédent pour les reporters internationaux

L'ONG Reporters sans Frontières (RSF) s'est dite « indignée » par cette décision, estimant qu'elle risquait de « priver les journalistes internationaux de la possibilité de couvrir l'actualité depuis les États-Unis ». L'organisation, qui suit de près l'évolution des libertés publiques dans le monde, a souligné le caractère particulièrement restrictif de ces nouvelles dispositions. En limitant à huit mois la durée maximale de séjour pour les reporters étrangers, l'administration Trump pourrait en effet compromettre la couverture de long terme de sujets complexes nécessitant une présence prolongée sur le terrain, qu'il s'agisse d'enquêtes politiques, sociales ou économiques.

Un traitement différencié pour les journalistes chinois

Le cas des journalistes chinois apparaît comme le plus emblématique de cette nouvelle politique. Avec une limitation à 90 jours, ces derniers se trouveront dans l'obligation de renouveler leur visa tous les trois mois, une contrainte administrative lourde qui pourrait décourager les médias chinois de maintenir une présence permanente aux États-Unis. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des tensions croissantes entre Washington et Pékin, déjà marquées par des restrictions réciproques sur les visas et les accréditations de journalistes ces dernières années. Selon des sources diplomatiques, cette décision pourrait également répondre à des préoccupations de sécurité nationale avancées par l'administration américaine.

Un contexte migratoire de plus en plus restrictif

La continuité d'une politique engagée dès 2025

Cette annonce s'inscrit dans la continuité des mesures migratoires drastiques prises par l'administration Trump depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Après avoir considérablement durci les conditions d'entrée sur le territoire pour les travailleurs temporaires et les demandeurs d'asile, le gouvernement s'attaque désormais aux catégories de visiteurs considérées comme potentiellement sensibles. Le document administratif consulté par Le Figaro ne précise pas les motifs exacts ayant conduit à cette décision, mais les observateurs y voient une volonté de renforcer le contrôle sur les flux migratoires et de limiter les possibilités d'installation durable de certaines catégories de ressortissants étrangers.

Des conséquences potentielles sur l'attractivité académique américaine

La limitation à quatre ans des visas étudiants pourrait également avoir des répercussions significatives sur l'attractivité des universités américaines, qui accueillent chaque année des centaines de milliers d'étudiants étrangers. De nombreux programmes de doctorat ou de master spécialisé s'étendent en effet sur des durées supérieures à quatre ans, et cette restriction pourrait contraindre les établissements à repenser leurs cursus ou à faire face à une baisse des inscriptions internationales. Les associations d'universités américaines n'avaient pas encore réagi officiellement à cette annonce au moment de la publication de l'information.

Alors que ces mesures doivent entrer en vigueur dans un délai de deux mois, leur mise en œuvre effective dépendra désormais de l'évolution des débats au Congrès américain, où des voix pourraient s'élever pour contester la pertinence de telles restrictions dans un contexte de concurrence internationale accrue pour l'attraction des talents et des investissements.