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"Les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes": la France dit non à la conduite supervisée de Tesla malgré le feu vert de cinq pays européens

Economie · · Par Julie MOREAU

# La France refuse d’autoriser le FSD de Tesla, malgré le feu vert de cinq pays européens La France a officiellement refusé d’autoriser le système de conduite s

# La France refuse d’autoriser le FSD de Tesla, malgré le feu vert de cinq pays européens La France a officiellement refusé d’autoriser le système de conduite supervisée FSD (Full Self-Driving) de Tesla, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot. Alors que les Pays-Bas et quatre autres États membres de l’Union européenne ont déjà accordé des dérogations provisoires, Paris juge que les garanties de sécurité sont encore insuffisantes. Une décision qui intervient alors que la technologie équipe déjà des millions de véhicules hors d’Europe. ## Un système qui exige une surveillance active du conducteur Baptisé FSD Supervisé, ce système de conduite assistée repose sur une intelligence artificielle entraînée par les données des plus de six millions de véhicules Tesla en circulation. Contrairement à une conduite entièrement autonome, il exige pour l’instant une surveillance active de la part du conducteur, précise la marque d’Elon Musk sur son site. Grâce à des caméras extérieures sans angle mort, le FSD peut gérer la conduite en ville ou sur autoroute, effectuer des créneaux, voire sortir d’une place de parking pendant que le conducteur surveille depuis l’extérieur du véhicule. Cette technologie a été autorisée à titre provisoire mi-avril par les Pays-Bas, une première en Europe. BFM Business avait d’ailleurs pu tester cette technologie dans les rues d’Amsterdam. ## La France juge les contreparties de sécurité insuffisantes Dans une vidéo postée mercredi sur la plateforme gouvernementale Agora, dédiée à la participation citoyenne, Philippe Tabarot a clairement motivé le refus français. « En France, on considère que ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques mais que les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état », a déclaré le ministre des Transports. Il a toutefois assuré que la France soutient le déploiement de cette technologie, mais juge indispensable de « déterminer les ajustements nécessaires » avant tout feu vert. Une position qui tranche avec celle des Pays-Bas, pionniers sur le vieux continent, et de quatre autres pays européens ayant accordé des dérogations provisoires. ## Un enjeu de sécurité routière et de régulation européenne Le refus français soulève des questions sur l’harmonisation des règles européennes en matière de conduite assistée. Alors que Tesla équipe déjà des millions de véhicules aux États-Unis, au Canada, au Mexique, en Australie ou en Corée du Sud, l’Europe reste divisée. La France, par la voix de son ministre, insiste sur la nécessité de garantir un niveau de sécurité suffisant avant d’autoriser une technologie qui, bien que prometteuse, n’a pas encore fait la preuve de sa fiabilité dans des conditions de circulation variées. Les prochains mois pourraient voir des discussions approfondies au niveau européen pour fixer un cadre commun, tandis que Tesla devra probablement fournir des données supplémentaires pour convaincre les autorités françaises. En attendant, le FSD Supervisé reste interdit sur les routes de l’Hexagone.