«Les casseurs devront être pénalisés» : entre 25 et 30 millions d’euros de dégâts en Auvergne-Rhône-Alpes liés au blocage des lycées

## Une facture provisoire de 25 à 30 millions d'euros en Auvergne-Rhône-Alpes Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, a estimé vend
## Une facture provisoire de 25 à 30 millions d'euros en Auvergne-Rhône-Alpes
Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, a estimé vendredi à « entre 25 et 30 millions d'euros » le coût des dégâts provoqués par les violences liées au blocage des lycées, selon des propos rapportés par Le Figaro avec l'AFP. Une première estimation, a-t-il précisé, alors que 93 établissements restaient fermés sur un peu plus de 300 dans la région.
## Une évaluation encore provisoire
Interrogé sur la radio Franceinfo, l'élu LR a détaillé le périmètre de cette estimation, qui englobe « les établissements, les abords des établissements et les véhicules attaqués ». Selon ses déclarations, cette somme pourrait évoluer à mesure que les services régionaux affinent leur diagnostic. Le Figaro rapporte notamment que la façade du lycée Lumière, dans le 8e arrondissement de Lyon, a été brûlée, illustrant la matérialité des dégradations constatées. À ce stade, aucune ventilation détaillée par établissement n'a été communiquée par la collectivité, ce qui laisse penser que l'addition finale pourrait dépasser le haut de la fourchette annoncée.
## Identifier et pénaliser les « casseurs »
Fabrice Pannekoucke a réaffirmé que les « casseurs » devraient être « pénalisés » financièrement. Selon lui, les services de la région procèdent à « l'identification » des « fauteurs », en travaillant « main dans la main dans ce sens avec les forces de l'ordre, y compris avec la préfecture ». Le président de région a évoqué les moyens mobilisés pour ces investigations : « Ils se mettent en scène, il y a beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux, on a aussi des captations de nos vidéosurveillances, et des vidéos faites directement dans les établissements ». Cette stratégie d'identification s'appuierait donc sur un faisceau de sources visuelles, entre images publiques et dispositifs de surveillance internes.
## La suspension des aides envisagée
Au-delà des poursuites individuelles, la collectivité a annoncé son intention de suspendre les aides versées aux « casseurs et à leurs familles ». Cette mesure, si elle se confirme, poserait la question de son cadre juridique et de son périmètre d'application, notamment pour les familles dont plusieurs enfants seraient scolarisés. Elle s'inscrirait dans une logique de responsabilisation financière des auteurs de dégradations, alors que le coût des réparations pourrait peser durablement sur le budget régional. D'après les éléments rapportés par Le Figaro, aucune modalité précise de cette suspension n'a toutefois été détaillée à ce stade.
## Un contexte régional sous tension
La région Auvergne-Rhône-Alpes, présidée jusqu'ici par Laurent Wauquiez avant la prise de fonction de Fabrice Pannekoucke, figure parmi les territoires les plus touchés par ces blocages. Le chiffre avancé — 93 lycées fermés sur plus de 300 — traduit l'ampleur de la perturbation pour les élèves, les personnels et les familles. Le coût humain et pédagogique de ces fermetures, difficilement chiffrable, s'ajouterait à la facture matérielle. Reste à savoir si l'estimation de 25 à 30 millions d'euros sera confirmée par un bilan consolidé dans les prochains jours, et si les procédures d'identification aboutiront à des sanctions effectives.