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Les boissons énergisantes bientôt interdites à la vente pour les moins de 16 ans ? Ce que préconise ce rapport parlementaire

Une · · Par Sophie DURAND

Les boissons énergisantes bientôt interdites à la vente pour les moins de 16 ans ? Ce que préconise ce rapport parlementaire

## Vers une interdiction des boissons énergisantes pour les moins de 16 ans ? Un rapport parlementaire, dévoilé ce mercredi 7 octobre, recommande d’interdire la

## Vers une interdiction des boissons énergisantes pour les moins de 16 ans ? Un rapport parlementaire, dévoilé ce mercredi 7 octobre, recommande d’interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans sur l’ensemble du territoire français. Selon les informations rapportées par Midi Libre, cette proposition s’appuie sur un constat sanitaire jugé préoccupant pour cette tranche d’âge. Les députés à l’origine du texte estiment que la consommation de ces produits, souvent riches en caféine et en taurine, présente des risques spécifiques pour les adolescents. ## Un constat sanitaire préoccupant Le rapport met en avant une série de dangers potentiels liés à la consommation régulière de boissons énergisantes chez les plus jeunes. Parmi les effets documentés figurent des troubles du sommeil, des palpitations cardiaques, des épisodes d’anxiété accrue, voire des cas d’hypertension. Les auteurs du rapport soulignent que le système nerveux et le système cardiovasculaire des adolescents, encore en développement, seraient particulièrement vulnérables à des doses élevées de caféine. Les parlementaires s’appuient également sur des données de consommation. En France, plusieurs enquêtes ont montré qu’une part significative des 13-15 ans consomme ces boissons, parfois quotidiennement, sans toujours mesurer les conséquences sur leur santé. Ce phénomène s’inscrit dans un contexte plus large d’inquiétude en Europe, où plusieurs pays ont déjà légiféré pour restreindre l’accès des mineurs à ces produits. ## Une mesure inspirée d’exemples étrangers L’idée d’une interdiction pour les moins de 16 ans n’est pas une première en Europe. La Lituanie et la Lettonie ont déjà adopté des restrictions similaires, tandis que le Royaume-Uni et l’Irlande envisagent des mesures comparables. En France, le rapport parlementaire propose un seuil d’âge aligné sur celui utilisé pour d’autres produits jugés à risque, comme l’alcool ou le tabac, afin de créer un cadre juridique cohérent. Les députés préconisent également un renforcement de l’information sur les emballages, avec des avertissements sanitaires plus visibles, et une limitation de la publicité destinée aux jeunes. Ces recommandations visent à réduire l’attractivité de ces boissons auprès d’un public vulnérable, souvent ciblé par des campagnes marketing agressives sur les réseaux sociaux. ## Les industriels face à la pression réglementaire Du côté des industriels, la proposition suscite des réactions prudentes. Le secteur des boissons énergisantes représente un marché lucratif en France, avec des ventes estimées à plusieurs centaines de millions d’euros par an. Une interdiction pour les moins de 16 ans pourrait avoir un impact économique non négligeable, même si les adultes resteraient les principaux consommateurs. Certains fabricants plaident déjà pour une approche fondée sur la responsabilité individuelle et l’éducation, plutôt que sur une interdiction pure et simple. Ils rappellent que la réglementation européenne encadre déjà la teneur en caféine de ces produits et impose des mentions obligatoires sur les étiquettes. Toutefois, les parlementaires estiment que ces mesures sont insuffisantes pour protéger les plus jeunes. ## Quelles suites pour le rapport ? Le rapport parlementaire n’a, pour l’instant, aucune valeur contraignante. Il doit désormais être transmis au gouvernement, qui décidera ou non de donner suite aux recommandations. Plusieurs options sont sur la table : un projet de loi spécifique, une intégration dans le code de la consommation, ou une simple campagne de sensibilisation renforcée. Si l’interdiction devait voir le jour, elle nécessiterait des contrôles efficaces chez les détaillants et une harmonisation avec le droit européen. Les députés appellent à une action rapide, arguant que la santé des adolescents ne peut attendre. Le débat promet d’être vif entre protection des mineurs et liberté commerciale.