"Le travail, c’est le meilleur remède à tout"… Paul Mirabel, ce faux dilettante montpelliérain derrière lequel se cache un vrai stakhanoviste de l’humour

## Paul Mirabel, le faux dilettante qui revendique l'ascèse du travail L'humoriste Paul Mirabel était présent, vendredi 25 septembre, au siège de Midi Libre, à
## Paul Mirabel, le faux dilettante qui revendique l'ascèse du travail
L'humoriste Paul Mirabel était présent, vendredi 25 septembre, au siège de Midi Libre, à Saint-Jean-de-Védas, pour rencontrer une centaine de lecteurs du quotidien régional. Selon les informations rapportées par Midi Libre, cette rencontre a donné lieu à un plaidoyer remarqué en faveur du travail, dans lequel l'artiste montpelliérain aurait défendu une conception exigeante de son métier, à rebours de l'image désinvolte qu'il renvoie habituellement sur scène.
## Une image publique soigneusement construite
Paul Mirabel s'est imposé sur la scène humoristique française avec une gestuelle nonchalante et un phrasé traînant, devenus sa marque de fabrique. Ce personnage du jeune homme un peu perdu, volontiers dilettante, semble toutefois recouvrir une réalité professionnelle bien différente. D'après les propos rapportés par Midi Libre, l'intéressé aurait lui-même insisté sur la rigueur que suppose son parcours, évoquant un travail constant, loin de l'insouciance qu'il met en scène. Cette dualité entre personnage public et discipline de travail n'est pas isolée dans le milieu du spectacle, où de nombreux artistes entretiennent un écart assumé entre leur personnage et leur méthode.
## Le travail comme remède universel
Selon le compte rendu de cette rencontre, Paul Mirabel aurait défendu l'idée selon laquelle « le travail, c'est le meilleur remède à tout ». Cette formule, rapportée par Midi Libre, pourrait surprendre de la part d'un humoriste dont l'écriture scénique repose largement sur l'autodérision et la mise en scène de l'échec. Elle s'inscrirait néanmoins dans une tendance de fond observée chez plusieurs figures de la nouvelle génération comique, qui revendiquent volontiers une éthique de travail intensive, à l'image de ce que certains observateurs qualifient de stakhanovisme culturel. Le terme, employé par le quotidien régional, renvoie à cette valorisation de l'effort productif comme moteur de réussite.
## Un rendez-vous avec les lecteurs
La rencontre de Saint-Jean-de-Védas s'inscrit dans une pratique courante des médias régionaux, qui organisent régulièrement des échanges entre leurs lecteurs et des personnalités locales. La présence d'une centaine de participants témoignerait, selon Midi Libre, de l'attachement du public à ce type de format, où l'artiste se prête à un exercice différent de la scène : celui de la conversation directe, sans filtre ni mise en scène. Pour Paul Mirabel, dont la notoriété s'est construite notamment à Montpellier et dans sa région, ce retour au contact du public local pourrait également relever d'une stratégie de proximité, dans un contexte où les humoristes multiplient les tournées et les apparitions médiatiques.
## Une parole à replacer dans son contexte
Il convient toutefois de rester prudent quant à l'interprétation de ces propos. Une formule comme celle rapportée par Midi Libre, sortie de son contexte de conversation et résumée en titre, ne saurait à elle seule résumer la pensée d'un artiste dont le travail scénique repose précisément sur la nuance et l'ambiguïté. D'autant plus que le registre de l'humour autorise des affirmations volontairement excessives, dont la portée exacte demeure difficile à établir. La suite de la tournée de Paul Mirabel, ainsi que ses prochaines prises de parole publiques, permettront peut-être d'éclairer davantage cette apparente contradiction entre l'image d'un dilettante et la réalité d'un travailleur acharné.