«Le temps viendra pour lui quand il aura fait ses preuves» : Ségolène Royal relègue Raphaël Glucksmann au rang de «stagiaire» de la politique

Invité dimanche soir du « Grand Oral 2027 BFMTV-Le Figaro », à moins de trois semaines du premier tour de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal a viveme
Invité dimanche soir du « Grand Oral 2027 BFMTV-Le Figaro », à moins de trois semaines du premier tour de la primaire sociale-démocrate, Ségolène Royal a vivement critiqué le parcours de Raphaël Glucksmann, selon des propos rapportés par Le Figaro dans son édition du 20 septembre 2026. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle de 2007 a estimé que l'eurodéputé n'avait pas encore l'expérience nécessaire pour prétendre à de hautes responsabilités, le reléguant au rang de « stagiaire » de la politique.
## Une primaire à cinq prétendants
Le calendrier s'accélère pour les cinq candidats engagés dans la primaire sociale-démocrate, coorganisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Selon les informations rapportées par Le Figaro, le premier tour du scrutin est fixé aux 9 et 10 octobre, avant un second tour éventuel les 16 et 17 octobre. Particularité de ce rendez-vous militant : moyennant une contribution de 10 à 15 euros, les sympathisants pourront également prendre part au vote, élargissant ainsi un corps électoral à géométrie variable.
L'enjeu dépasse le simple cadre interne. Il s'agit de désigner un candidat unique capable de disputer le leadership de la gauche à Jean-Luc Mélenchon, à qui certains sondages entrouvrent déjà les portes d'un second tour face à Marine Le Pen. Une configuration qui rend d'autant plus stratégique la désignation du prétendant social-démocrate.
## Glucksmann, un parcours contesté
C'est précisément sur cette question de la légitimité que Ségolène Royal a porté son attaque. Selon les propos relayés par Le Figaro, elle s'en est prise au parcours de l'essayiste devenu eurodéputé en 2019, jugeant que le temps viendrait pour lui « quand il aura fait ses preuves ». Une formule qui vise à souligner l'inexpérience électorale de Raphaël Glucksmann, dont l'engagement politique s'est construit davantage sur le terrain des idées et de l'engagement européen que sur celui des mandats nationaux.
Cette charge n'est pas anodine dans un contexte où la primaire doit arbitrer entre plusieurs profils et plusieurs stratégies. La question de l'expérience, de la solidité et de la capacité à gouverner constitue un argument récurrent dans les débats internes à la gauche, d'autant plus que l'échéance de 2027 approche et que la nécessité d'une alternative crédible face aux extrêmes est régulièrement invoquée.
## Un rapport de forces à clarifier
La sortie de Ségolène Royal intervient dans une séquence où les prétendants multiplient les prises de parole publiques pour se positionner. Elle pourrait également traduire une ligne de fracture entre les tenants d'une expérience institutionnelle éprouvée et ceux qui incarnent un renouvellement générationnel et intellectuel.
D'après les éléments rapportés par Le Figaro, la candidate à la primaire sociale-démocrate n'a pas ménagé ses critiques à l'endroit de l'eurodéputé. Reste à savoir quel écho cette position trouvera auprès des électeurs appelés à départager les cinq prétendants dans moins de trois semaines. Le scrutin des 9 et 10 octobre constituera un premier indicateur du rapport de forces réel au sein de la gauche sociale-démocrate, avant un éventuel second tour les 16 et 17 octobre.