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"Le risque de récidive est évident" : 20 ans pour le gourou du polyamour et du LSD jugé pour des viols sur ses adeptes

Une · · Par Claire BERNARD

## Vingt ans de réclusion confirmés en appel pour le fondateur de la communauté de l'Athanor La cour d'appel de Montpellier a aggravé, ce mercredi, la peine pro

## Vingt ans de réclusion confirmés en appel pour le fondateur de la communauté de l'Athanor La cour d'appel de Montpellier a aggravé, ce mercredi, la peine prononcée en première instance à l'encontre de Jorge Martins Correia, 53 ans, reconnu coupable de viols et d'agressions sexuelles sur plusieurs membres de sa communauté sectaire, rapporte Midi Libre. Le fondateur de l'Athanor, présenté comme un « gourou » du polyamour et de la consommation de LSD, écope désormais de vingt années de réclusion criminelle, une décision qui souligne, selon la juridiction, un « risque de récidive évident ». ## Les faits reprochés et le profil de la communauté Selon les informations relayées par le quotidien régional, Jorge Martins Correia dirigeait à Montpellier une structure présentée comme une communauté prônant le polyamour et l'usage rituel de substances psychédéliques, notamment le LSD. Les investigations auraient mis en lumière un système d'emprise exercé sur plusieurs adeptes, dont certaines auraient été victimes d'abus sexuels répétés. Les faits ne se limiteraient toutefois pas au cadre de l'Athanor : la condamnation concerne également des agressions commises sur des beaux-enfants, ce qui a conduit la cour à retenir des circonstances aggravantes. ## Une peine alourdie en appel La décision rendue en appel marque un durcissement notable par rapport au jugement initial. D'après Midi Libre, les magistrats ont estimé que la personnalité du condamné et l'absence de prise de conscience des faits justifiaient une sanction plus lourde. Le « risque de récidive évident » retenu par la cour s'appuierait notamment sur la persistance de l'emprise exercée sur certains membres de la communauté, y compris après le début des poursuites. Cette aggravation traduit également la volonté de la justice de reconnaître la gravité systémique des abus, au-delà des seuls cas individuels portés à la connaissance des enquêteurs. ## Le contexte plus large des dérives sectaires Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus vaste de vigilance accrue face aux dérives sectaires en France. Les structures se réclamant de pratiques alternatives — polyamour, spiritualité, psychotropes — font l'objet d'une surveillance renforcée de la part des autorités, d'autant plus que ces environnements peuvent favoriser l'isolement des victimes et complexifier le recueil de témoignages. La condamnation de Jorge Martins Correia pourrait, selon plusieurs observateurs, faire jurisprudence en matière de qualification pénale des abus commis au sein de communautés fermées, où la notion de consentement est fragilisée par l'emprise psychologique. ## Une décision aux implications durables Au-delà du cas individuel, cette décision de la cour d'appel de Montpellier rappelle la difficulté pour les victimes de se soustraire à l'influence d'un leader charismatique et de porter plainte. Elle souligne également l'importance des dispositifs d'accompagnement des personnes sorties de ces communautés. Si la peine de vingt ans marque un tournant pour les parties civiles, elle laisse ouverte la question de la prévention et du repérage précoce de ces structures, un enjeu qui pourrait continuer d'alimenter le débat public dans les mois à venir.