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"Le risque est plus élevé": à cause du changement climatique, des virus exotiques s’apprêtent à toucher l’Occitanie plus tôt que prévu

Une · · Par Claire BERNARD

# "Le risque est plus élevé": à cause du changement climatique, des virus exotiques s'apprêtent à toucher l'Occitanie plus tôt que prévu Le changement climatiqu

# "Le risque est plus élevé": à cause du changement climatique, des virus exotiques s'apprêtent à toucher l'Occitanie plus tôt que prévu Le changement climatique accélère la propagation de maladies infectieuses exotiques vers le sud de la France, et l'Occitanie figure parmi les territoires les plus exposés. Selon un rapport inédit d'Oxfam publié le 18 juin dernier, intitulé "La fièvre monte", les effets du réchauffement sur la santé pourraient se manifester de manière plus précoce et plus intense que les projections antérieures ne le laissaient entendre. La région, déjà marquée par un premier épisode caniculaire précoce, se trouverait en première ligne face à l'arrivée de pathogènes jusqu'alors cantonnés aux zones tropicales. ## Une menace vectorielle amplifiée par le réchauffement ### Le moustique tigre, vecteur principal de transmission L'un des principaux vecteurs de ces virus exotiques serait le moustique tigre (*Aedes albopictus*), dont la présence s'est considérablement étendue en France métropolitaine au cours des dernières années. D'après des données relayées par Midi Libre, cet insecte, capable de transmettre la dengue, le chikungunya ou encore le virus Zika, aurait colonisé l'ensemble des départements d'Occitanie. Les températures plus clémentes et les hivers moins rigoureux favoriseraient sa survie et sa reproduction, prolongeant ainsi la période d'activité vectorielle. Les autorités sanitaires locales auraient recensé une augmentation significative des signalements de présence du moustique tigre, notamment dans les zones urbaines et périurbaines où les conditions de développement sont optimales. ### Des maladies autrefois tropicales désormais endémiques Le rapport d'Oxfam soulignerait que le risque de transmission autochtone de ces virus — c'est-à-dire une contamination sur le sol français sans lien avec un voyage à l'étranger — serait "plus élevé" que par le passé. En Occitanie, plusieurs cas de dengue "indigène" auraient déjà été identifiés ces dernières années, notamment dans les départements des Pyrénées-Orientales et du Gard. Selon des sources sanitaires, la multiplication des épisodes de fortes chaleurs et l'augmentation des précipitations en automne créeraient des conditions propices à l'éclosion des œufs de moustiques et à la transmission virale. Les experts interrogés par Midi Libre estimeraient que la région pourrait connaître des épidémies localisées de dengue dès les prochains étés, soit plusieurs années avant les prévisions initiales des modèles climatiques. ## Des conséquences sanitaires et économiques à anticiper ### Une pression accrue sur les systèmes de santé L'arrivée précoce de ces virus exotiques poserait un défi majeur aux infrastructures médicales de la région. Les hôpitaux d'Occitanie, déjà confrontés à des tensions récurrentes en période estivale, devraient faire face à une augmentation des consultations pour syndromes fébriles et à des besoins de diagnostic spécifiques. Selon des données issues du rapport d'Oxfam, les systèmes de surveillance épidémiologique devraient être renforcés pour détecter rapidement les premiers cas autochtones et éviter une propagation incontrôlée. Les professionnels de santé de la région auraient d'ores et déjà été sensibilisés à ces nouveaux risques, mais des moyens supplémentaires seraient nécessaires pour faire face à une potentielle hausse des cas. ### Des mesures de prévention à déployer d'urgence Face à cette menace, les autorités régionales auraient engagé plusieurs actions de prévention. Des campagnes de démoustication ciblées seraient menées chaque année, tandis que la population serait invitée à adopter des gestes simples pour limiter la prolifération des moustiques : suppression des eaux stagnantes, utilisation de répulsifs, installation de moustiquaires. Selon des sources gouvernementales, un plan de lutte contre les maladies vectorielles serait en cours d'élaboration au niveau national, avec un volet spécifique pour l'Occitanie. Toutefois, les associations environnementales, dont Oxfam, alertent sur le fait que ces mesures ne sauraient être suffisantes sans une action ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre. ## Une tendance lourde qui interroge les politiques de santé publique ### Le changement climatique comme accélérateur épidémique Le rapport "La fièvre monte" d'Oxfam mettrait en lumière un lien direct entre le réchauffement climatique et l'émergence de nouvelles menaces sanitaires. Selon les auteurs, la hausse des températures moyennes, combinée à des événements climatiques extrêmes plus fréquents, modifierait profondément l'écologie des vecteurs de maladies. En Occitanie, les projections climatiques indiqueraient une augmentation de 2 à 3 degrés d'ici 2050, ce qui étendrait considérablement la fenêtre de transmission des virus exotiques. Les experts consultés par Midi Libre évoqueraient également un risque de co-circulation de plusieurs virus simultanément, compliquant le diagnostic et la prise en charge des patients. ### Un enjeu de santé publique à intégrer dans les politiques territoriales L'arrivée anticipée de ces virus exotiques en Occitanie soulèverait des questions plus larges sur l'adaptation des politiques de santé publique au changement climatique. Les élus locaux et les agences régionales de santé seraient appelés à intégrer ces nouveaux risques dans leurs plans d'urgence et leurs stratégies de prévention. Selon des sources institutionnelles, une coordination renforcée entre les services de santé, les collectivités territoriales et les organismes de recherche serait nécessaire pour anticiper et gérer ces menaces émergentes. Le cas de l'Occitanie pourrait ainsi servir de laboratoire pour tester des approches innovantes de surveillance et de réponse face aux maladies vectorielles liées au réchauffement. Alors que la région fait face à des étés de plus en plus chauds, la question de la préparation sanitaire devient cruciale. Le rapport d'Oxfam et les analyses des experts locaux suggèrent que l'Occitanie pourrait être confrontée à une réalité épidémiologique nouvelle dès les prochaines années, bien avant les échéances initialement envisagées. Reste à savoir si les moyens déployés