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Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans de prison pour des violences sur deux femmes

Une · · Par Claire BERNARD

Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans de prison pour des violences sur deux femmes

Le rappeur Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été condamné vendredi à deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis probatoire par le tribunal

Le rappeur Moha La Squale, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été condamné vendredi à deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis probatoire par le tribunal correctionnel de Paris pour des violences commises sur deux femmes lors d'une soirée organisée à son domicile parisien en mai. Cette nouvelle condamnation s'ajoute à un précédent jugement datant de 2024, qui l'avait déjà vu écoper de quatre ans de prison dont un avec sursis, notamment pour des violences sur conjoint. ## Un récit de soirée contesté devant le tribunal Selon des informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP, le rappeur de 31 ans a longuement détaillé à l'audience le déroulement de cette soirée, évoquant un triangle amoureux l'opposant à deux jeunes femmes, Myriam, rencontrée « deux jours plus tôt », et Claire, avec qui il entretenait une relation depuis « deux, trois semaines ». Le parquet avait initialement requis une peine de 30 mois d'emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire, une demande finalement partiellement suivie par les juges. Le mis en cause conteste fermement les faits qui lui sont reprochés, affirmant : « J'ai porté zéro coup », malgré les nombreux hématomes constatés sur le corps et le visage de Myriam. Il a également déclaré, selon des propos rapportés lors de l'audience : « A priori, elle s'est tapée (elle-même) quand elle était chez moi », une version des faits que les juges n'ont visiblement pas retenue. ## Un contexte de violences conjugales récurrentes Cette affaire s'inscrit dans un parcours judiciaire déjà marqué par des condamnations pour violences. L'artiste, qui a connu un succès notable dans le milieu du rap français avant de voir sa carrière entachée par ces démêlés judiciaires, avait été reconnu coupable en 2024 de violences sur conjoint, une décision qui l'avait conduit à une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis. Le déroulement de la soirée incriminée semble avoir été émaillé de multiples tensions, entre jalousie, tentatives de réconciliation, consommation d'alcool et de cocaïne, ainsi qu'une Rolex égarée qui aurait contribué à faire dégénérer la situation. Plusieurs voisins de l'immeuble parisien ont alerté les forces de l'ordre, signalant des cris de détresse et des bruits de violences en provenance du domicile du rappeur, des témoignages qui ont permis d'étayer le dossier d'accusation. ## Une peine aménagée et une détention provisoire Le rappeur, qui a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire, devra composer avec cette nouvelle sanction judiciaire. La peine de deux ans d'emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire, implique des obligations de suivi et de contrôle judiciaire pour la partie assortie du sursis, une mesure qui pourrait encadrer strictement son comportement futur. Cette condamnation intervient dans un contexte plus large de prise de conscience sociétale concernant les violences faites aux femmes, un phénomène qui touche également le milieu artistique et médiatique. Les affaires impliquant des personnalités publiques contribuent à alimenter le débat sur la nécessité d'une réponse pénale ferme face à ces comportements, tout en soulevant des questions sur la réinsertion des condamnés et la prévention de la récidive. La décision du tribunal correctionnel de Paris, bien que moins sévère que les réquisitions du procureur, maintient une pression judiciaire significative sur l'artiste, dont l'avenir professionnel pourrait être durablement affecté par ces condamnations successives. L'affaire illustre également la complexité des situations de violences intrafamiliales et conjugales, où les témoignages contradictoires et les contextes émotionnels chargés rendent l'appréciation des faits particulièrement délicate pour les magistrats.