Onyx Infos

Le propriétaire de Tupperware France reprend la verrerie Duralex

Economie · · Par Julie MOREAU

Le propriétaire de Tupperware France reprend la verrerie Duralex

La verrerie Duralex, fleuron industriel français fondé en 1945 à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), change de mains. Selon les informations rapportées par BFM B

La verrerie Duralex, fleuron industriel français fondé en 1945 à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), change de mains. Selon les informations rapportées par BFM Business, le propriétaire de Tupperware France figure parmi les repreneurs de l'entreprise, connue mondialement pour ses verres trempés incassables. Cette opération marque une nouvelle étape dans l'histoire mouvementée du fabricant, qui avait été placé en redressement judiciaire avant d'être repris en 2021 par le groupe Maison Duralex. ## Un repreneur déjà actif dans l'univers de la cuisine Le profil du repreneur n'est pas anodin. Le propriétaire de Tupperware France évolue déjà dans le secteur des articles culinaires et de la conservation alimentaire, un univers proche de celui de Duralex. Ce rapprochement pourrait permettre des synergies commerciales, notamment sur les circuits de distribution en grande surface et sur la vente en ligne. Tupperware, marque américaine historiquement liée à la vente à domicile, connaît elle-même des difficultés financières depuis plusieurs années, ce qui interroge sur la solidité de cette opération. Selon BFM Business, la reprise s'inscrit dans un contexte de consolidation du secteur des arts de la table, où les acteurs cherchent à mutualiser leurs coûts face à la concurrence asiatique. ## Duralex, un symbole industriel fragile Fondée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Duralex s'est imposée comme un emblème du savoir-faire verrier français. Ses verres, présents dans les cantines scolaires, les bistrots et de nombreux foyers, ont accompagné plusieurs générations. L'entreprise a toutefois traversé des crises à répétition : difficultés de trésorerie, concurrence des productions à bas coût, hausse des prix de l'énergie. Le site de La Chapelle-Saint-Mesmin emploie encore plusieurs dizaines de salariés, selon les données disponibles. Chaque changement de propriétaire suscite donc une attention particulière, tant sur le plan social que sur celui de la préservation d'un patrimoine industriel. ## Quelles perspectives pour le site du Loiret ? L'enjeu principal réside dans les intentions du repreneur concernant le maintien de l'activité et des emplois dans le Loiret. Aucune information officielle n'a, à ce stade, été communiquée sur un éventuel plan d'investissement ou de réorganisation. Les représentants du personnel n'ont pas encore réagi publiquement à cette annonce. Le secteur verrier français reste sous pression, entre coûts énergétiques élevés et concurrence internationale. La reprise par un acteur du secteur culinaire pourrait, selon plusieurs observateurs cités par BFM Business, offrir une bouffée d'oxygène commerciale, à condition que la production reste localisée en France. ## Une opération à suivre de près Cette reprise intervient dans un contexte plus large de fragilité de l'industrie française, où les aides publiques aux entreprises font débat, comme en témoignent les récents chiffres évoqués sur les plateaux économiques. Pour Duralex, l'avenir dépendra de la capacité du nouveau propriétaire à conjuguer préservation du savoir-faire et rentabilité. Les prochaines semaines devraient apporter des précisions sur le périmètre exact de l'opération et sur les engagements pris vis-à-vis des salariés. Le dossier reste, à ce stade, à confirmer par les parties concernées.