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Le procès de Rachida Dati et de Carlos Ghosn pour corruption est maintenu, l’ex-PDG de Renault-Nissan jugé en son absence

Une · · Par Claire BERNARD

Le procès de Rachida Dati et de Carlos Ghosn pour corruption est maintenu, l’ex-PDG de Renault-Nissan jugé en son absence

## Le procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn maintenu : l’ex-PDG jugé en son absence Le tribunal correctionnel de Paris a confirmé, mercredi, le maintien du pro

## Le procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn maintenu : l’ex-PDG jugé en son absence Le tribunal correctionnel de Paris a confirmé, mercredi, le maintien du procès pour corruption et trafic d’influence visant Carlos Ghosn et Rachida Dati, malgré l’absence de l’ancien PDG de Renault-Nissan. Selon les informations rapportées par Midi Libre, l’homme d’affaires, qui avait sollicité un report de l’audience, n’a pas comparu devant la 32e chambre, où les débats se sont ouverts comme prévu. ## Un procès maintenu malgré l’absence du principal intéressé D’après les éléments relayés par Midi Libre, Carlos Ghosn avait formellement demandé le report de son procès, une requête qui n’a pas été retenue par la juridiction parisienne. Cette décision signifie que les magistrats de la 32e chambre ont choisi de juger l’ancien dirigeant en son absence, une procédure qui demeure possible en droit français lorsque le prévenu, régulièrement informé, ne se présente pas. L’ex-PDG de Renault-Nissan, réfugié au Liban depuis sa spectaculaire évasion du Japon fin 2019, ne devrait donc pas être entendu physiquement lors de ces audiences. Cette configuration pourrait priver la défense d’un échange direct avec les juges, alors que les faits reprochés portent sur des soupçons de corruption et de trafic d’influence. ## Rachida Dati présente à l’audience Contrairement à Carlos Ghosn, Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris et figure politique de premier plan, est bien présente devant la juridiction. Selon les informations disponibles, elle comparaît aux côtés de l’ancien dirigeant dans ce dossier qui mêle des personnalités issues de la sphère politique et du monde économique. La simultanéité de ces comparutions, l’une effective et l’autre par défaut, souligne la complexité procédurale de cette affaire. En effet, la présence de l’élue parisienne à l’audience pourrait permettre à la défense de contester les éléments présentés par le ministère public, notamment sur la nature des relations entre les deux prévenus et sur les contreparties alléguées. ## Un dossier aux ramifications politico-économiques Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de sensibilité accrue aux questions de probité publique et de transparence dans les relations entre dirigeants économiques et responsables politiques. D’après des sources judiciaires citées par Midi Libre, les faits examinés remonteraient à plusieurs années, période durant laquelle Carlos Ghosn dirigeait le groupe Renault-Nissan et Rachida Dati occupait des fonctions électives de premier plan. Toutefois, il convient de rappeler que la tenue d’un procès ne préjuge en rien de la culpabilité des personnes mises en cause, le principe de présomption d’innocence demeurant applicable jusqu’à l’issue des débats. Par ailleurs, l’absence de Carlos Ghosn pose la question de l’effectivité des poursuites à l’encontre d’un prévenu établi à l’étranger, hors de portée des autorités judiciaires françaises. ## Une procédure qui interroge sur l’exécution des peines La situation de Carlos Ghosn, réfugié au Liban où il réside depuis 2019, soulève des interrogations sur l’exécution d’une éventuelle condamnation. Le Liban n’extrade pas ses ressortissants, et l’ancien dirigeant dispose de la nationalité libanaise, ce qui complexifie toute demande de remise aux autorités françaises. En effet, si le tribunal venait à prononcer une peine, son application resterait hypothétique tant que l’intéressé demeurerait sur le territoire libanais. Cette configuration n’est pas sans rappeler d’autres dossiers dans lesquels des personnalités poursuivies pour corruption ont échappé à la justice de leur pays de résidence. D’après des observateurs cités par Midi Libre, ce procès pourrait ainsi faire jurisprudence sur la manière dont la justice française traite les affaires impliquant des prévenus en fuite à l’étranger. L’issue des débats, qui doivent se poursuivre dans les prochains jours, pourrait également peser sur la perception publique des mécanismes de lutte contre la corruption en France.