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Le patron de l'UEFA Aleksander Ceferin ne sera pas candidat à la présidence de la Fifa

Une · · Par Claire BERNARD

Le patron de l'UEFA Aleksander Ceferin ne sera pas candidat à la présidence de la Fifa

Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidence de la Fifa lors de la prochaine élection prévue en mars 2027.

Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidence de la Fifa lors de la prochaine élection prévue en mars 2027. Cette déclaration, faite dans un entretien au podcast britannique *The Rest is Politics*, a été rapportée par Le Figaro avec l’AFP, le 24 août 2026. Le dirigeant slovène, en poste depuis 2016, s’affirme comme l’un des principaux opposants à l’actuel président de l’instance mondiale, Gianni Infantino, dont la position s’est fragilisée après l’échec de son projet controversé d’ouverture de la Fifa à des investisseurs. ## Une décision motivée par la crédibilité et l’attachement à l’UEFA Dans cet entretien, Aleksander Ceferin a explicitement déclaré : « Je ne suis pas intéressé » par la présidence de la Fifa, avant de justifier son choix par son attachement à ses fonctions actuelles : « J’aime l’UEFA et le travail que j’y fais ». Le Slovène de 58 ans a également souligné un argument stratégique de taille, affirmant que sa « crédibilité (comme opposant à Infantino) est bien plus importante si je ne suis pas intéressé par ce poste ». Cette prise de position intervient alors que son mandat à la tête de la confédération européenne doit s’achever en 2027, et qu’il avait jusqu’ici entretenu le suspense sur une éventuelle reconduction. Par ailleurs, le dirigeant a évoqué des considérations personnelles, indiquant vouloir « profiter de la vie », ce qui pourrait laisser présager une retraite sportive après plus d’une décennie à la tête du football européen. Toutefois, aucune confirmation officielle n’a été apportée concernant son avenir immédiat au sein de l’UEFA, et le flou persiste quant à une éventuelle candidature à sa propre succession. ## Un contexte de crise à la Fifa et une opposition frontale La décision de Ceferin s’inscrit dans un climat de tensions exacerbées entre l’UEFA et la Fifa. Sous sa direction, la confédération européenne a en effet annoncé qu’elle boycotterait toutes les compétitions de l’instance mondiale, y compris les Coupes du monde, en réponse aux projets de Gianni Infantino. Ce dernier se trouve « embourbé dans une crise depuis l’échec de son projet controversé d’ouvrir l’instance mondiale à des investisseurs », selon les informations rapportées par Le Figaro. Cette opposition frontale place Aleksander Ceferin en figure centrale de la résistance européenne face aux orientations de la Fifa, un rôle qu’il entend visiblement conserver sans briguer le poste suprême. Le calendrier électoral de mars 2027 s’annonce donc particulièrement scruté, d’autant plus que l’absence de candidature du leader slovène pourrait redessiner les équilibres de pouvoir au sein du football mondial. Si Ceferin ne brigue pas la présidence, son influence pourrait néanmoins s’exercer en coulisses, notamment via le soutien à un candidat européen potentiel, bien qu’aucune information officielle n’ait circulé en ce sens. ## Une position qui pourrait redessiner les rapports de force L’annonce de Ceferin pourrait avoir des répercussions significatives sur les dynamiques internes des instances dirigeantes du football. En renonçant à une candidature, le président de l’UEFA renforce son positionnement de contempteur de Gianni Infantino, tout en évitant les conflits d’intérêts potentiels qu’une telle ambition aurait pu générer. Cette stratégie de distanciation pourrait également conforter son autorité morale auprès des fédérations européennes, qui voient en lui un rempart face aux dérives présumées de la Fifa. Toutefois, l’avenir institutionnel de Ceferin demeure incertain. Son mandat à la tête de l’UEFA s’achevant en 2027, les spéculations sur une reconduction ou un départ définitif restent ouvertes. Dans l’intervalle, la crise qui secoue la Fifa et les menaces de boycott européen continueront d’alimenter les débats, tandis que l’élection de mars 2027 se profile comme un rendez-vous décisif pour l’organisation du football mondial. Les prochains mois devraient ainsi être marqués par des manœuvres politiques intenses, tant du côté de Zurich que de Nyon, dans l’attente de clarifications officielles.