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«Le mois d’octobre est casse-gueule» : le gouvernement Lecornu présente son budget et entre dans le dur

Une · · Par Claire BERNARD

«Le mois d’octobre est casse-gueule» : le gouvernement Lecornu présente son budget et entre dans le dur

## Le gouvernement Lecornu présente son budget et entre dans une séquence à haut risque Le Premier ministre Sébastien Lecornu présente ce jeudi en Conseil des m

## Le gouvernement Lecornu présente son budget et entre dans une séquence à haut risque Le Premier ministre Sébastien Lecornu présente ce jeudi en Conseil des ministres le projet de loi de finances pour 2027, une étape formelle qui ouvre une période parlementaire particulièrement délicate. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l'exécutif promet un effort budgétaire d'environ 54 milliards d'euros pour l'année prochaine, avec un objectif affiché de ramener le déficit public à 5 % du produit intérieur brut. ## Un calendrier parlementaire sous tension La discussion du texte à l'Assemblée nationale doit s'engager le 13 octobre, dans un contexte que le quotidien qualifie de « mois d'octobre casse-gueule ». Ce laps de temps sépare la présentation du budget du début des débats parlementaires, une fenêtre durant laquelle les arbitrages les plus sensibles pourraient être contestés. Sébastien Lecornu avait dévoilé il y a deux semaines, dans les colonnes du Figaro, les grandes orientations de sa copie, qu'il présente comme « une copie offensive » destinée à contenir la dérive des comptes publics. ## Un climat politique et social dégradé Le contexte entourant cette présentation apparaît d'autant plus tendu que plusieurs facteurs se conjuguent. La campagne présidentielle bat son plein, ce qui pourrait accentuer la polarisation des débats budgétaires. Par ailleurs, la crise des prix des carburants s'amplifie, tandis que les marchés financiers montrent des signes de fébrilité. Selon Le Figaro, plusieurs mobilisations — de fonctionnaires, de pompiers et de lycéens — se sont tenues mardi, signalant une pression sociale déjà perceptible avant même l'examen du texte. ## L'équation politique de la censure Le Premier ministre se trouve à la merci d'une motion de censure, ce qui conditionne l'ensemble de sa stratégie budgétaire. Pour éviter ce scénario, il devrait chercher des soutiens du côté du Parti socialiste ou du Rassemblement national, une configuration qui pourrait l'obliger à des concessions sur certains postes de dépenses ou de recettes. Cette dépendance parlementaire constitue, selon toute vraisemblance, la principale variable d'ajustement des prochaines semaines. ## Des enjeux budgétaires à confirmer L'effort annoncé de 54 milliards d'euros et la cible de 5 % de déficit restent, à ce stade, des objectifs affichés dont la déclinaison détaillée doit être précisée jeudi. Leur mise en œuvre effective dépendra des arbitrages parlementaires et de la capacité du gouvernement à sécuriser une majorité. Les prochaines semaines diront si cette copie budgétaire tient ses promesses ou si elle se heurte aux réalités d'une Assemblée fragmentée.