Le maire d’Alès menacé de mort par la "DZ Mafia", la classe politique réagit : "Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes"

# Menaces de mort contre le maire d’Alès : une enquête ouverte, la classe politique condamne Au lendemain des menaces de mort proférées à l’encontre de Christop
# Menaces de mort contre le maire d’Alès : une enquête ouverte, la classe politique condamne
Au lendemain des menaces de mort proférées à l’encontre de Christophe Rivenq, maire d’Alès, par la "DZ Mafia", une onde de choc parcourt la classe politique gardoise et nationale. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, une enquête judiciaire a été ouverte tandis que plusieurs élus ont exprimé leur soutien à l’édile et condamné des actes d’une gravité inédite dans la région.
## Des menaces ciblant un élu local
### ### Une enquête judiciaire ouverte
D’après des sources proches du dossier, les menaces auraient été formulées par des individus se réclamant de la "DZ Mafia", un groupe criminel originaire de Marseille dont les activités s’étendent désormais au-delà des Bouches-du-Rhône. Christophe Rivenq, qui exerce également les fonctions de vice-président de la région Occitanie, aurait reçu plusieurs messages intimidants ces derniers jours. Une enquête a été confiée aux services de police judiciaire, qui devraient établir l’authenticité des menaces et identifier leurs auteurs. Le parquet de Nîmes n’a pour l’heure pas communiqué d’éléments supplémentaires, mais l’affaire serait prise avec le plus grand sérieux.
### ### Une escalade inquiétante
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de recrudescence des actes criminels visant des élus locaux en France. Selon un rapport du ministère de l’Intérieur publié en 2022, les menaces et agressions à l’encontre de maires auraient augmenté de près de 30 % en cinq ans. Le Gard, département où les trafics de stupéfiants alimentent régulièrement des violences, semblerait particulièrement exposé. Christophe Rivenq, élu depuis 2020, avait déjà été la cible de tensions lors de l’installation d’un centre d’hébergement pour migrants en 2021, mais jamais à un tel niveau d’intimidation.
## Une réaction politique unanime
### ### Des condamnations tous azimuts
La classe politique a rapidement réagi. Dans un communiqué relayé par *Midi Libre*, plusieurs élus locaux et nationaux ont exprimé leur indignation. « Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes », a notamment déclaré un représentant de la préfecture du Gard, sans être nommé. Le président de la région Occitanie, Carole Delga, a également apporté son soutien à Christophe Rivenq, dénonçant « une atteinte intolérable à la République ». Des figures de l’opposition, comme le député RN du Gard, ont aussi condamné ces menaces, bien que leurs déclarations aient été nuancées par des appels à renforcer les moyens de sécurité dans les zones rurales.
### ### Un appel à la fermeté
Au-delà des condamnations de principe, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer des mesures concrètes. Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a suggéré une réunion d’urgence avec les services de l’État pour évaluer les risques pesant sur les élus gardois. Selon des sources gouvernementales, le ministère de l’Intérieur pourrait renforcer la protection rapprochée de Christophe Rivenq dans les jours à venir. Cette affaire relance également le débat sur la vulnérabilité des maires, souvent exposés sans protection suffisante face à des groupes criminels de plus en plus organisés.
## Un climat de tension persistant
### ### Des précédents dans la région
Le Gard n’est pas étranger aux violences liées au grand banditisme. En 2022, un élu de la commune de Bagnols-sur-Cèze avait déjà été victime de menaces similaires, sans que les auteurs soient identifiés. La "DZ Mafia", connue pour ses activités de trafic de drogue à Marseille, étendrait désormais son influence vers les villes moyennes de l’arrière-pays, où les réseaux locaux seraient plus perméables. Selon un rapport de l’Observatoire régional de la délinquance, les extorsions et intimidations envers les élus auraient augmenté de 15 % dans le Gard entre 2020 et 2023.
### ### Des conséquences potentielles
Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur la gouvernance locale. Christophe Rivenq, qui s’était engagé dans une politique de réduction de l’insécurité à Alès, pourrait voir son action entravée par ces menaces. Les habitants, interrogés par des médias locaux, expriment leur inquiétude face à une dégradation du climat social. Certains élus craignent que ces intimidations ne dissuadent des citoyens de se porter candidats aux prochaines élections municipales, un phénomène déjà observé dans d’autres départements.
## Une affaire suivie de près
L’enquête en cours déterminera si ces menaces sont le fait d’un groupe structuré ou d’individus isolés cherchant à instrumentaliser le nom de la "DZ Mafia". En attendant, la classe politique garde un œil vigilant sur cette affaire, qui pourrait servir de test pour la capacité de l’État à protéger ses élus face à la criminalité organisée. Christophe Rivenq, lui, a indiqué qu’il ne céderait pas à l’intimidation, selon des propos rapportés par *Midi Libre*. L’issue de cette enquête pourrait également influencer les futures politiques de sécurité dans les zones périurbaines, où les maires se sentent de plus en plus exposés.