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Le maire d’Alès Christophe Rivenq menacé de mort par la "DZ Mafia" : "Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes", réagit la classe politique

Une · · Par Claire BERNARD

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Menaces de mort contre Christophe Rivenq : la classe politique se mobilise après l’implication de la "DZ Mafia" Au lendemain des menaces de mort proférées à l’e

Menaces de mort contre Christophe Rivenq : la classe politique se mobilise après l’implication de la "DZ Mafia"

Au lendemain des menaces de mort proférées à l’encontre du maire d’Alès, Christophe Rivenq, par le groupe criminel "DZ Mafia", une vague de réactions indignées traverse la classe politique gardoise et nationale. Une enquête judiciaire a été ouverte, tandis que les élus dénoncent un acte d’une gravité inédite, susceptible de fragiliser les fondements de la démocratie locale.

Une enquête ouverte pour "menaces de mort en bande organisée"

Selon des informations rapportées par Midi Libre ce mercredi, le parquet d’Alès a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour "menaces de mort en bande organisée" et "association de malfaiteurs". Les investigations, confiées à la police judiciaire de Nîmes, visent à identifier les auteurs et le réseau derrière cette intimidation ciblant le premier édile de la sous-préfecture gardoise. Les faits, survenus dans la nuit de lundi à mardi, auraient été relayés via des messages anonymes et des appels téléphoniques, selon des sources proches du dossier. La "DZ Mafia", organisation criminelle active dans le trafic de stupéfiants et les règlements de comptes dans le sud de la France, n’a pas revendiqué officiellement l’acte, mais son mode opératoire correspondrait à des signalements antérieurs dans la région.

La classe politique condamne avec fermeté

Dès mardi après-midi, plusieurs élus locaux et nationaux ont exprimé leur soutien à Christophe Rivenq, tout en soulignant l’urgence de protéger les responsables publics. "Il ne saurait être question, en démocratie, de tolérer de tels actes", a déclaré le président du conseil départemental du Gard, Françoise Laurent-Perrigot, dans un communiqué. Le député de la première circonscription du Gard, Yoann Gillet, a également condamné "une attaque intolérable contre la République", appelant à "une réponse judiciaire exemplaire". Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a été saisi du dossier par la préfecture du Gard, qui a renforcé la sécurité autour de l’hôtel de ville d’Alès. Cette mobilisation fait écho à une série d’intimidations similaires visant des maires ces dernières années, notamment dans les zones rurales ou périurbaines confrontées à la criminalité organisée.

Un contexte de tensions croissantes autour des élus locaux

Cette menace intervient dans un climat national où les agressions contre les élus se multiplient. Selon un rapport de l’Association des maires de France (AMF) publié en 2024, plus de 1 200 incidents ont été recensés l’an dernier, soit une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Les maires de petites et moyennes communes, souvent en première ligne face aux trafics et aux incivilités, sont particulièrement exposés. Christophe Rivenq, maire d’Alès depuis 2020 et figure politique du parti Les Républicains, avait déjà été la cible de menaces verbales lors de manifestations contre un projet d’aménagement urbain. Cependant, l’implication présumée d’une organisation criminelle structurée comme la "DZ Mafia" marque un tournant. Les experts en sécurité interrogés par Onyx Infos estiment que cette escalade pourrait inciter les pouvoirs publics à renforcer les dispositifs de protection des élus, notamment via des patrouilles de police dédiées ou des systèmes d’alerte connectés.

Vers une réponse judiciaire et politique renforcée

Alors que l’enquête progresse, la question de la sécurité des élus locaux s’impose dans le débat public. Le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a indiqué dans un tweet que "la justice répondra avec la plus grande sévérité" à ces menaces, rappelant que "toute atteinte à un élu est une atteinte à la démocratie". De son côté, Christophe Rivenq a annoncé qu’il ne déposerait pas de plainte supplémentaire pour l’instant, préférant laisser la justice faire son œuvre. Cette affaire pourrait relancer les discussions sur un projet de loi visant à alourdir les peines pour les menaces et agressions contre les personnes dépositaires de l’autorité publique, déjà évoqué par l’exécutif en début d’année. Dans l’immédiat, la ville d’Alès reste sous tension, avec un dispositif de sécurité renforcé autour de la mairie et des bâtiments publics, tandis que la population locale suit avec inquiétude l’évolution de cette procédure judiciaire.