Onyx Infos

Le gouvernement renonce à doubler le plafond des franchises médicales, annonce Stéphanie Rist au Figaro

Une · · Par Claire BERNARD

Le gouvernement renonce à doubler le plafond des franchises médicales, annonce Stéphanie Rist au Figaro

Le gouvernement renonce à doubler le plafond des franchises médicales, une mesure pourtant évoquée en juillet dernier dans le cadre du plan d'économies visant à

Le gouvernement renonce à doubler le plafond des franchises médicales, une mesure pourtant évoquée en juillet dernier dans le cadre du plan d'économies visant à endiguer le déficit record de la Sécurité sociale. L'annonce a été faite par Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, dans un entretien exclusif accordé au Figaro, publié le 20 août 2026. Cette décision intervient alors que le déficit de la Sécurité sociale a dépassé 21 milliards d'euros en 2025, un niveau inédit hors période de crise. ## Une annonce en marge de la publication de quatre décrets Selon des informations rapportées par Le Figaro, l'entretien avec Stéphanie Rist intervient à un moment charnière, alors que quatre décrets doivent être publiés en fin de semaine. Ces textes portent sur certains médicaments et dispositifs médicaux dont l'efficacité est jugée moindre par la Haute Autorité de santé. La ministre a précisé que ce choix s'appuie exclusivement sur des critères scientifiques, en ciblant des produits dont la valeur thérapeutique est considérée comme insuffisante. Les médicaments les plus efficaces, y compris les plus innovants, continueraient d'être pris en charge par l'Assurance-maladie dans les conditions actuelles. Le renoncement au doublement du plafond des franchises médicales constitue un revirement notable par rapport aux pistes évoquées en juillet. Toutefois, les modalités précises de ce renoncement n'ont pas été détaillées dans l'extrait de l'entretien publié par le quotidien, qui demeure réservé aux abonnés pour sa partie la plus substantielle. ## Un déficit de 21 milliards d'euros à contenir Le contexte budgétaire dans lequel s'inscrit cette décision demeure particulièrement contraint. Le déficit de la Sécurité sociale a en effet dépassé 21 milliards d'euros en 2025, un niveau qualifié d'inédit hors crise par Le Figaro. La ministre a affirmé que sa responsabilité était de « regarder ce déficit en face » et de « préserver notre système de santé », selon des propos rapportés par le quotidien. Face à cette situation, le gouvernement semblerait privilégier une stratégie de ciblage des dépenses plutôt qu'une augmentation uniforme des restes à charge pour les assurés. Cette approche impliquerait toutefois un transfert de certaines dépenses vers les complémentaires santé, ce qui pourrait entraîner une hausse des cotisations. Interrogée sur ce point, Stéphanie Rist a indiqué que les mesures avaient été « précisément construites », sans que la suite de sa réponse ne soit accessible dans l'extrait disponible. ## Des implications pour les assurés et les complémentaires santé La question du financement des dépenses de santé demeure au cœur des arbitrages gouvernementaux. Le renoncement au doublement du plafond des franchises médicales pourrait être perçu comme une concession face aux inquiétudes exprimées par les associations de patients et une partie du monde médical. Cependant, la publication des quatre décrets en fin de semaine devrait apporter des éclaircissements sur l'ampleur réelle des mesures d'économies envisagées. Selon des éléments rapportés par Le Figaro, le gouvernement entendrait concentrer ses efforts sur les produits dont la pertinence clinique est contestée par la Haute Autorité de santé, plutôt que de procéder à des réductions linéaires. Cette approche, si elle se confirmait, marquerait une volonté de préserver l'accès aux soins innovants tout en rationalisant les dépenses publiques. Les complémentaires santé devraient néanmoins voir leur rôle renforcé dans la prise en charge de certaines catégories de produits, avec un risque potentiel de répercussion sur les cotisations des assurés. Les modalités exactes de ce transfert de charges demeurent toutefois à préciser, et les annonces officielles attendues en fin de semaine pourraient apporter des éléments de réponse supplémentaires sur l'équilibre recherché entre maîtrise budgétaire et maintien de la qualité des soins.