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« Le désarmement, c’est l’anéantissement » : le Hezbollah refuse de limiter sa guerre contre Israël au sud du Liban

Une · · Par Claire BERNARD

« Le désarmement, c’est l’anéantissement » : le Hezbollah refuse de limiter sa guerre contre Israël au sud du Liban

# « Le désarmement, c’est l’anéantissement » : le Hezbollah refuse de limiter sa guerre contre Israël au sud du Liban Alors que les tensions entre Israël et le

# « Le désarmement, c’est l’anéantissement » : le Hezbollah refuse de limiter sa guerre contre Israël au sud du Liban Alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah connaissent une escalade significative depuis plusieurs mois, la milice chiite libanaise oppose un refus catégorique à toute forme de désarmement, qu'elle assimile à un « anéantissement ». Soutenue par Téhéran, l'organisation continue de frapper le nord de l'État hébreu, quitte à mécontenter les États-Unis, selon une analyse publiée par Le Figaro le 3 juin 2026. ## Une position inflexible face à la proposition américaine Selon des informations rapportées par Le Figaro, le Hezbollah rejette « l'équation » américaine visant à ramener le calme au Liban. « Nous n'accepterons aucun cessez-le-feu partiel », a assuré mardi l'un de ses hauts responsables, Mahmoud Qomati, cité par le quotidien français. Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités libanaises annonçaient la veille avoir reçu « la confirmation de l'acceptation par le Hezbollah de la proposition américaine prévoyant une cessation mutuelle des attaques ». Cette contradiction apparente entre les annonces officielles libanaises et les déclarations des dirigeants du Hezbollah illustrerait les difficultés des médiations en cours. Mahmoud Qomati a également prévenu que « l'ennemi sioniste doit savoir que toute agression contre la banlieue (sud de Beyrouth) peut entraîner une réponse plus forte », menaçant d'une riposte de la milice chiite libanaise en cas d'attaque israélienne sur la capitale libanaise. ## Le rôle central de l'Iran dans l'équation régionale Plus que jamais défendu par l'Iran, le Hezbollah s'inscrirait dans une stratégie plus large où la situation au Liban serait liée à la guerre de Téhéran contre les États-Unis. Cette dimension régionale compliquerait considérablement les efforts diplomatiques, la milice libanaise agissant comme un relais direct des intérêts iraniens au Proche-Orient. Dans le cadre de l'arrangement proposé par Washington, « les frappes israéliennes sur Dahiyeh (la banlieue sud de Beyrouth) cesseraient en échange de l'engagement du Hezbollah », selon des sources citées par Le Figaro. Cependant, l'organisation paramilitaire semble considérer que toute limitation de son arsenal ou de sa capacité d'action constituerait une menace existentielle, d'où la formule choc employée : « Le désarmement, c'est l'anéantissement ». ## Une escalade aux conséquences incertaines La position inflexible du Hezbollah laisse entrevoir une poursuite des affrontements dans le nord d'Israël, malgré les pressions américaines. Les menaces proférées par Mahmoud Qomati suggèrent que la milice chiite est prête à étendre le conflit au-delà de la zone frontalière, y compris en visant la région de Beyrouth en cas de riposte israélienne. Cette situation rappelle les cycles de violence qui ont marqué l'histoire récente du Liban, où les équilibres fragiles entre les différentes communautés et les puissances régionales ont souvent conduit à des conflits dévastateurs. La question demeure de savoir si les canaux diplomatiques, notamment américains, parviendront à trouver une issue avant une escalade supplémentaire aux conséquences imprévisibles pour l'ensemble de la région.