Le demi-poulet à 40 dollars de la discorde: attaqué sur les réseaux sociaux sur ses prix, ce chef français qui a un restaurant à New York se défend et assure qu'il ne roule pas en Porsche

Le demi-poulet à 40 dollars de la discorde : un chef français à New York défend ses prix face à la critique des réseaux sociaux Depuis le 26 avril 2026, le chef
Le demi-poulet à 40 dollars de la discorde : un chef français à New York défend ses prix face à la critique des réseaux sociaux
Depuis le 26 avril 2026, le chef français Hugo Hivernat se trouve au cœur d'une tempête médiatique. Son restaurant, Gigi's, situé à Brooklyn, est actuellement sous le feu des critiques en raison du prix jugé exorbitant de son demi-poulet rôti, affiché à 40 dollars. Ce tarif a suscité un débat intense sur les réalités économiques de New York, un contexte où le coût de la vie semble devenir de plus en plus insoutenable pour de nombreux habitants.
La controverse a été alimentée par un post viral sur Instagram, émanant de Chi Ossé, élu du 36e district de New York. Dans sa publication, Ossé a pointé du doigt le prix du plat, tout en attirant l'attention sur l’augmentation des coûts alimentaires. Avec plus de 9.300 réactions positives, son message a rapidement enflammé les discussions, révélant des frustrations croissantes face à la gentrification et à la hausse des loyers. Ces préoccupations renforcent l’idée que se restaurer à New York devient un luxe de plus en plus inaccessibile.
Hivernat, confronté à cette vague de critiques, a tenu à défendre son choix tarifaire. "Nous sommes à la merci de la crise du pouvoir d'achat", a-t-il déclaré, soulignant que la perception selon laquelle les restaurateurs mènent une vie de luxe est simpliste. Il a ajouté avec ironie : "Peut-être que les gens croient qu'avec nos poulets à 40 dollars, nous roulons en Porsche le week-end dans les Hamptons, mais nous sommes comme tout le monde." Cette affirmation jette un éclairage sur les défis économiques que rencontrent les restaurateurs new-yorkais.
Les coûts d'exploitation, en particulier à Brooklyn, sont particulièrement écrasants. Hivernat a mis en avant les charges liées au loyer et à l’augmentation des prix des ingrédients, des éléments qui influencent directement le prix final des plats. Dans un quartier où la gentrification a radicalement transformé le paysage urbain, les restaurateurs doivent trouver un équilibre délicat entre qualité des produits et viabilité économique.
Les réseaux sociaux, en tant que plateforme d’expression, se sont rapidement transformés en un espace où les opinions sur les prix des restaurants sont souvent biaisées. Les internautes, en critiquant des établissements comme Gigi's, ne prennent pas toujours en compte les coûts réels auxquels font face les restaurateurs. Les réactions au post d'Ossé ont varié de la moquerie à l’indignation, illustrant à quel point le sujet des tarifs des restaurants touche une corde sensible parmi les New-Yorkais. Certains utilisateurs ont même suggéré des sanctions contre Gigi's, tandis que d'autres ont choisi de dédramatiser la situation par l'humour.
Dans cette atmosphère tendue, les restaurateurs doivent naviguer avec soin. Hivernat, comme beaucoup de ses collègues, se retrouve à jongler entre les attentes des clients et les réalités économiques. Bien qu'il reconnaisse que le prix de son demi-poulet puisse sembler élevé, il insiste sur le fait qu'il représente les défis d'un marché en mutation.
Les réactions sur les réseaux sociaux révèlent une inquiétude grandissante concernant le pouvoir d'achat des habitants de New York. Alors que les loyers continuent d’augmenter, de nombreux résidents s'interrogent sur leur capacité à se permettre de sortir manger au restaurant. La question se pose alors : jusqu'où les prix des restaurants peuvent-ils grimper avant que les clients ne se détournent d'eux ?
Pour le chef Hivernat, l’ouverture d’un nouvel établissement prévue pour juin 2026 reflète son espoir de surmonter ces défis. Mais il reste à voir comment les consommateurs réagiront à la hausse continue des prix dans une ville où vivre et manger n’a jamais été aussi complexe.