Le chômage progresse pour le sixième trimestre consécutif, à 8,3%

Le chômage progresse pour le sixième trimestre consécutif, à 8,3% Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a atteint 8,3 % de la popu
Le chômage progresse pour le sixième trimestre consécutif, à 8,3%
Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a atteint 8,3 % de la population active en France à la fin du mois de juin 2026, selon les données publiées par l’Insee. Il s’agit d’une hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, marquant le sixième trimestre consécutif de progression. Un niveau que le pays n’avait plus connu depuis l’automne 2020, selon des informations rapportées par Le Figaro.
## Une hausse continue qui interroge les objectifs présidentiels
Cette augmentation s’inscrit dans une tendance de fond qui contraste avec les engagements pris par Emmanuel Macron lors de son élection en 2017, fondés sur la promesse de parvenir au plein-emploi. Le nombre de personnes sans emploi et en recherche active d’un travail a progressé de 62 000 par rapport au trimestre précédent, s’établissant désormais à 2,7 millions de personnes, précise l’Institut national de la statistique et des études économiques. Cette évolution pourrait refléter des dynamiques structurelles du marché du travail français, notamment dans un contexte de ralentissement économique européen.
Par ailleurs, aux 2,7 millions de chômeurs au sens du BIT s’ajoutent environ 1,9 million de personnes souhaitant un emploi sans être comptabilisées comme chômeurs, faute de recherche active ou de disponibilité immédiate. Cette catégorie, désignée sous le terme de « halo autour du chômage », élargit considérablement le périmètre des personnes affectées par la précarité professionnelle.
### Des disparités qui pourraient masquer des réalités contrastées
D’après les données compilées par l’Insee, aucune catégorie de la population ne semblerait épargnée par cette dégradation, bien que l’article du Figaro ne détaille pas encore les chiffres par tranche d’âge ou par région. Les économistes interrogés par le quotidien soulignent toutefois que cette hausse généralisée pourrait résulter d’un essoufflement des créations d’emplois dans certains secteurs, notamment l’industrie et les services aux particuliers, tandis que d’autres branches, comme la transition énergétique, continueraient de recruter.
Il conviendrait également de nuancer ces chiffres au regard de la méthode de calcul retenue, le taux au sens du BIT ne prenant pas en compte l’ensemble des situations de sous-emploi ou de temps partiel subi. Les comparaisons historiques avec la période post-Covid, où le taux était retombé à des niveaux historiquement bas, pourraient en effet masquer une réalité plus contrastée sur le terrain.
## Un indicateur sous surveillance pour les mois à venir
Les prochaines publications trimestrielles de l’Insee seront scrutées avec attention par les observateurs, d’autant plus que ce sixième trimestre consécutif de hausse pourrait avoir des implications en matière de politiques publiques. Le gouvernement, qui avait fait de l’emploi un axe central de son action, pourrait être amené à ajuster ses dispositifs de soutien à l’embauche ou de formation professionnelle.
Toutefois, les analystes rappellent que les variations trimestrielles restent soumises à des aléas conjoncturels et que seule une tendance prolongée permettrait de confirmer une inflexion durable du marché du travail français. La question du plein-emploi, promesse initiale du quinquennat, semble en tout état de cause s’éloigner, alors que les chiffres publiés ce vendredi 7 août 2026 par l’Insee, rapportés par Le Figaro, placent ce sujet au cœur des débats politiques à venir.