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Le chef de l’ONU accuse les géants pétroliers d’avoir traité l’atmosphère comme «une décharge à ciel ouvert»

Une · · Par Claire BERNARD

Le chef de l’ONU accuse les géants pétroliers d’avoir traité l’atmosphère comme «une décharge à ciel ouvert»

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a accusé mardi les géants pétroliers d'avoir longtemps considéré « l'atmosphère comme une décharge à

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a accusé mardi les géants pétroliers d'avoir longtemps considéré « l'atmosphère comme une décharge à ciel ouvert, tout en tirant profit des conséquences », selon des propos rapportés par Le Figaro et l'AFP. Cette déclaration intervient lors de la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, pour ce qui constitue sa dernière intervention avant la fin de son mandat, prévue en 2027. ## Un réquisitoire contre les énergies fossiles Devant les représentants des États membres, Antonio Guterres n'a pas ménagé ses critiques envers l'industrie pétrolière. Selon les propos cités par Le Figaro, il a affirmé que « les intérêts liés aux énergies fossiles ne se mettront pas d'eux-mêmes en retrait ». Cette formule, prononcée dans un contexte de tensions persistantes autour des engagements climatiques, suggère que le chef de l'ONU considère l'inaction des grands groupes comme un obstacle structurel à la transition énergétique. Il a en conséquence appelé « chaque gouvernement à adopter un plan national de sortie des énergies fossiles », une exigence qui pourrait se heurter à des résistances politiques et économiques dans plusieurs pays industrialisés. ## Un appel à la coopération sino-américaine sur l'IA Par ailleurs, Antonio Guterres a profité de cette tribune pour exhorter les États-Unis et la Chine à coopérer sur l'intelligence artificielle. D'après la même source, il leur a demandé d'« établir des canaux de dialogue, de transparence, de confiance et de coopération ». Le secrétaire général a également estimé que ceux « qui disposent des plus grandes capacités en matière d'IA ont les plus grandes responsabilités envers l'humanité ». Cette prise de position s'inscrit dans un contexte où la gouvernance mondiale de l'IA demeure fragmentée, les deux puissances dominant largement le secteur sans cadre multilatéral contraignant. ## Un mandat qui s'achève sur un ton offensif Cette intervention revêt une dimension particulière puisqu'elle marque la dernière prise de parole d'Antonio Guterres devant l'Assemblée générale avant la fin de son mandat en 2027. En effet, le chef de l'ONU semble avoir choisi de conclure son passage à la tête de l'organisation par un message offensif à l'égard des industries fossiles, un thème récurrent de ses prises de position ces dernières années. Toutefois, l'impact concret de ces déclarations reste incertain, les appels de l'ONU s'étant souvent heurtés à la souveraineté des États et aux intérêts économiques en jeu. ## Une portée encore incertaine D'après les éléments rapportés par Le Figaro, ce discours pourrait servir de point d'appui aux pays les plus vulnérables au changement climatique, qui réclament des engagements plus fermes de la part des grandes économies. Cependant, la traduction de ces paroles en actes dépendra largement des rapports de force au sein des prochaines négociations internationales. La question de la sortie des énergies fossiles demeure, en effet, l'un des points de blocage les plus persistants des conférences climatiques, notamment entre nations productrices et États demandeurs d'ambition.