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Le casque et le gilet fluo rendus obligatoires: la préfecture de police de Paris hausse le ton face aux trottinettes électriques

Economie · · Par Julie MOREAU

Le casque et le gilet fluo rendus obligatoires: la préfecture de police de Paris hausse le ton face aux trottinettes électriques

La préfecture de police de Paris a annoncé, ce samedi 8 août, la prise d’un arrêté imposant le port du casque et d’un équipement rétro-réfléchissant aux utilisa

La préfecture de police de Paris a annoncé, ce samedi 8 août, la prise d’un arrêté imposant le port du casque et d’un équipement rétro-réfléchissant aux utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes et hoverboards. Cette mesure, qui entre en vigueur immédiatement dans la capitale et les trois départements de la petite couronne, vise à endiguer une hausse « significative » des accidents corporels, dont une part importante entraîne des traumatismes crâniens graves ou mortels. Les contrevenants s’exposent à des amendes forfaitaires, un signal fort adressé aux adeptes de ces engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). ### Un durcissement réglementaire justifié par des chiffres alarmants Dans un communiqué partagé ce samedi 8 août, la préfecture de police précise que le préfet de police a pris un nouvel arrêté qui « renforce les règles applicables aux engins de déplacement personnels motorisés ». Concrètement, « désormais, le port d’un équipement rétro-réfléchissant et du casque est obligatoire », à toute heure de la journée. La mesure s’applique « à Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine (92), de Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94) », un périmètre qui couvre l’essentiel des trajets urbains denses. L’instance justifie cette décision par « l’augmentation significative du nombre d’accidents corporels impliquant ces engins, dont une proportion importante entraîne des traumatismes crâniens graves ou mortels ». Les conducteurs de ces appareils sont en effet considérés comme « particulièrement exposés », selon le texte de l’arrêté. ### Des sanctions financières dissuasives pour les contrevenants Le non-respect de ces nouvelles obligations sera sanctionné par des amendes forfaitaires clairement établies. Ainsi, l’absence de casque coûtera 135 euros, tandis que le défaut de gilet fluo ou d’équivalent rétro-réfléchissant sera puni d’une amende de 35 euros. Ces montants, détaillés par la préfecture, visent à responsabiliser les usagers sans pour autant alourdir excessivement le coût de l’infraction mineure. Sur ses réseaux sociaux, la préfecture a également pris soin de lister les exemples les plus courants de moyens de transport concernés : trottinettes électriques, gyropodes et hoverboards. Cette clarification pédagogique devrait lever toute ambiguïté sur le champ d’application de la règle, qui s’étend désormais à l’ensemble des EDPM motorisés. ### Un bilan routier 2025 en forte dégradation Les autorités s’appuient sur des statistiques particulièrement préoccupantes pour justifier ce tour de vis réglementaire. En 2025, 79 personnes utilisant ces engins ont perdu la vie, soit « 34 décès de plus que l’année » précédente, une progression qui témoigne d’une aggravation rapide du phénomène. Dans le même temps, « environ 1.100 utilisateurs de trottinettes ont été gravement blessés en 2025 », un chiffre en hausse de 33 % sur un an. Ces données, issues du communiqué officiel, illustrent l’urgence d’une intervention publique. La préfecture souligne que d’autres départements ont déjà franchi le pas en rendant obligatoire le port du casque et du gilet rétro-réfléchissant, mais ce nouvel arrêté parisien constitue l’un des cadres les plus stricts du pays, en raison de son application immédiate et de son périmètre élargi. ### Un enjeu de sécurité publique au cœur des mobilités urbaines Cette décision intervient dans un contexte où les mobilités douces, encouragées par les politiques publiques, se heurtent à une réalité accidentologique brutale. Les traumatismes crâniens, souvent mortels, représentent une part disproportionnée des blessures constatées, ce qui justifie l’obligation du casque, un équipement longtemps débattu pour son efficacité. Le gilet rétro-réfléchissant, quant à lui, répond à un besoin de visibilité accru, notamment en conditions de faible luminosité, même si la mesure s’applique « à toute heure de la journée ». Pour les usagers quotidiens, cette réglementation implique un investissement initial modeste, mais un changement d’habitudes notable. Les forces de l’ordre seront chargées de veiller à son application, avec des contrôles qui pourraient se multiplier dans les semaines à venir. À terme, cette mesure pourrait inspirer d’autres métropoles françaises confrontées aux mêmes défis, alors que le nombre d’accidents mortels ne cesse de croître. La préfecture de police de Paris envoie un signal clair : la sécurité des usagers d’EDPM ne peut plus être laissée à la seule appréciation individuelle. Reste à observer l’impact concret de cet arrêté sur le comportement des conducteurs et sur la courbe des accidents dans les mois à venir, un indicateur qui sera scruté de près par les autorités et les associations de victimes.