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«Le cancer est une maladie politique» :  Mathilde Panot crée la polémique en refusant de porter le ruban d’Octobre rose

Une · · Par Claire BERNARD

«Le cancer est une maladie politique» :  Mathilde Panot crée la polémique en refusant de porter le ruban d’Octobre rose

« Le cancer est une maladie politique » : Mathilde Panot crée la polémique en refusant de porter le ruban d'Octobre rose Alors que le mois d'octobre constitue t

« Le cancer est une maladie politique » : Mathilde Panot crée la polémique en refusant de porter le ruban d'Octobre rose

Alors que le mois d'octobre constitue traditionnellement une séquence de mobilisation nationale autour du dépistage du cancer du sein, la présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a suscité une vive controverse en publiant sur X une vidéo dans laquelle elle annonce refuser de porter le ruban d'Octobre rose. Selon les informations rapportées par Le Figaro, la députée y affirme notamment ne pas vouloir d'« un Octobre rose, mais d'un Octobre colère », estimant que « le cancer est une maladie politique ».

Une prise de position qui bouscule le cadre consensuel d'Octobre rose

Dans cette vidéo de trois minutes diffusée en pleine campagne de sensibilisation, l'élue insoumise a développé un raisonnement articulant santé publique et critique politique. « Je ne porterai pas le ruban d'Octobre rose parce que nous ne voulons plus tomber malades pour les profits des multinationales à qui on a déjà, depuis trop longtemps, donné des permis de tuer », déclare-t-elle, selon les propos relayés par Le Figaro. La députée y évoque pêle-mêle les insecticides, la situation internationale liée à Israël et le macronisme, placés sur le même plan que le cancer du sein. Cette mise en équivalence, qui sort du registre habituellement consensuel de la lutte contre le cancer, a immédiatement provoqué des réactions politiques.

Des réactions indignées à droite et au centre

Les critiques les plus vives sont venues du camp gouvernemental et de la droite. La ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a réagi directement sous la publication, interpellant l'élue par un « Vous n'avez pas honte ? », selon les éléments cités par Le Figaro. La vice-présidente de l'UDR et fondatrice de l'association Éclats a également qualifié la mise en scène d'« indécente », toujours d'après la même source. Ces réactions s'inscrivent dans un contexte où Octobre rose, porté depuis plusieurs décennies par des associations, des institutions sanitaires et des acteurs publics, bénéficie d'une adhésion politique relativement large, y compris au sein des formations de gauche.

Un débat de fond sur les causes environnementales du cancer

Au-delà de la polémique immédiate, l'intervention de Mathilde Panot soulève une question documentée par la recherche en santé publique : celle du poids des facteurs environnementaux et professionnels dans l'apparition de certains cancers. Des travaux menés notamment sous l'égide d'institutions comme l'Inserm, référence française de la recherche médicale, ont depuis longtemps établi des liens entre exposition à certaines substances — pesticides, perturbateurs endocriniens — et risques accrus de pathologies cancéreuses. Le débat sur les responsabilités industrielles n'est donc pas étranger au champ sanitaire, même si son articulation avec une campagne de dépistage comme Octobre rose fait l'objet de vives contestations.

Une séquence qui interroge les frontières du discours militant

Cette controverse pourrait également relancer la discussion sur les modalités d'expression politique dans l'espace public, notamment lorsqu'elles touchent à des causes sanitaires largement fédératrices. Toutefois, l'amalgame opéré entre plusieurs thématiques distinctes — environnement, politique étrangère, exécutif — semblerait avoir contribué à brouiller le message, y compris auprès d'électorats sensibles à la question écologique. Reste à savoir si cet épisode aura des répercussions durables sur la perception des campagnes de prévention, ou s'il demeurera circonscrit à une polémique politique de court terme.