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Le bassiste Michel Alibo fête ses 50 ans de carrière au New Morning

Culture · · Par Emma ROUSSEAU

Le bassiste Michel Alibo fête ses 50 ans de carrière au New Morning

## Michel Alibo, cinquante ans de basse au service de toutes les musiques Mercredi 7 octobre, le New Morning, salle parisienne emblématique du jazz et des musiq

## Michel Alibo, cinquante ans de basse au service de toutes les musiques Mercredi 7 octobre, le New Morning, salle parisienne emblématique du jazz et des musiques métissées, accueille un anniversaire peu commun : celui d'une carrière. Michel Alibo, bassiste, y fêtera ses cinquante années passées à accompagner, façonner et parfois transcender la musique. Une longévité rare, saluée par la presse culturelle, qui raconte autant un homme qu'une époque. ## Un parcours entre les mondes Né dans les années 1950, Michel Alibo incarne ce que la musique française a produit de plus singulier : un musicien capable de se glisser dans les orchestres de jazz les plus exigeants comme dans les productions de variété les plus populaires. Selon les informations rapportées par *Le Monde Culture*, son parcours est décrit comme « atypique », à la croisée du jazz, des musiques afro-caribéennes et de la chanson française. Cette triple appartenance n'est pas un hasard : elle dessine une trajectoire où la basse devient un langage universel, capable de dialoguer avec toutes les traditions sans jamais s'y dissoudre. ## La basse comme fil conducteur Dans le paysage musical francophone, Michel Alibo s'est imposé comme une référence discrète mais incontournable. Sa technique, forgée au contact des rythmes caribéens et de l'harmonie jazz, lui a permis d'accompagner des artistes issus d'horizons très divers. Là où d'autres se spécialisent, lui a choisi la circulation, le passage, la rencontre. C'est précisément cette capacité d'adaptation qui explique la durée de sa carrière : cinquante ans, c'est un demi-siècle de scènes, d'enregistrements et de collaborations, sans rupture ni reniement. Le concert du New Morning, mercredi 7 octobre, s'inscrit dans cette logique : célébrer une œuvre vivante, toujours en mouvement. ## Le New Morning, écrin symbolique Choisir le New Morning pour marquer cet anniversaire n'est pas anodin. La salle de la rue des Petites-Écuries, à Paris, est depuis des décennies un lieu de passage obligé pour les musiciens de jazz et les artistes venus d'Afrique, des Antilles ou d'ailleurs. Elle incarne une certaine idée de la musique sans frontières, celle qui se joue davantage qu'elle ne se vend. Pour Michel Alibo, dont le répertoire traverse précisément ces territoires, la cohérence est totale. Le public attendu ce soir-là devrait mêler fidèles de la première heure, musiciens et curieux venus mesurer l'étendue d'un talent qui ne s'est jamais laissé enfermer. ## Un héritage à transmettre Au-delà de la fête, cet anniversaire pose une question de transmission. Que reste-t-il de cinquante ans de basse lorsqu'on les résume à un concert ? Sans doute des traces, des influences, des élèves, des disques. Michel Alibo appartient à cette génération de musiciens qui ont construit des ponts entre les genres à une époque où les étiquettes étaient encore rigides. Son parcours rappelle que la longévité artistique ne tient pas seulement au talent, mais à une forme d'humilité : accepter de servir la musique plutôt que de s'y imposer. Mercredi 7 octobre, au New Morning, Michel Alibo fêtera donc bien plus qu'un anniversaire. Il célébrera une manière d'être musicien, faite de curiosité et de constance. Une leçon de basse, et peut-être de vie.