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«Le 17, c’est war zone!»: l'influenceur Rayan psn placé en garde à vue après des incitations aux émeutes

Une · · Par Claire BERNARD

«Le 17, c’est war zone!»: l'influenceur Rayan psn placé en garde à vue après des incitations aux émeutes

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, avait saisi lundi la procureure de la République après la diffusion, sur la plateforme Twitch, d'un appel à «partic

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, avait saisi lundi la procureure de la République après la diffusion, sur la plateforme Twitch, d'un appel à «participer à des émeutes» fixé au samedi 17 octobre. Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, l'influenceur Rayan psn, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi, à Créteil. ## Une interpellation lors d'un contrôle routier D'après des sources proches du dossier citées par l'AFP, confirmant une information de BFMTV, l'homme a été appréhendé vers une heure du matin, lors d'un contrôle policier d'un groupe de personnes sortant d'un minibus. Le passage au fichier des personnes recherchées aurait révélé qu'une des personnes contrôlées faisait l'objet d'une fiche de recherche. Il s'agirait précisément de Rayan psn, interpellé sans incident puis placé en garde à vue. Cette chronologie, qui s'appuie sur des éléments policiers, pourrait être déterminante dans la procédure judiciaire en cours. ## Des propos qui ont déclenché la saisine de la justice Lundi, le préfet de police Patrice Faure avait saisi la procureure de la République de Paris après la diffusion d'une séquence sur Twitch dans laquelle l'influenceur appelait à se mobiliser sous le slogan «le 17, c'est war zone!». Selon les propos rapportés par Le Figaro, il déclarait notamment : «Je veux des chefs de meute, des gens qui n'ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue». Ces déclarations, qui sembleraient avoir été tenues en direct devant son audience, ont conduit les autorités à qualifier les faits d'incitation à des émeutes. ## Un cadre juridique de plus en plus scruté Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités surveillent de près les contenus diffusés par les créateurs de contenu sur les réseaux sociaux. En effet, la saisine rapide du parquet par le préfet de police témoigne d'une volonté de traiter ces appels à la mobilisation avec célérité. Toutefois, la qualification pénale exacte des faits n'a pas été précisée à ce stade, et la garde à vue devrait permettre d'éclaircir les circonstances dans lesquelles ces propos ont été tenus et leur portée réelle. ## Une procédure qui pourrait faire jurisprudence Par ailleurs, cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des influenceurs face à leur audience, notamment sur des plateformes de diffusion en direct où les propos ne font l'objet d'aucun filtre préalable. D'après des sources judiciaires, la suite de la procédure dépendra des conclusions de la garde à vue, qui pourrait déboucher sur une convocation devant la justice ou sur une remise en liberté. L'issue de ce dossier sera vraisemblablement suivie de près par les acteurs du secteur, alors que le cadre réglementaire encadrant les contenus en ligne demeure en constante évolution.