Laurence de Charette : « Parcoursup, ultime victime du grand mensonge égalitariste »

## Parcoursup au cœur d’une controverse sur l’égalitarisme Alors que la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup cristallise les tensions dans les lycées fr
## Parcoursup au cœur d’une controverse sur l’égalitarisme
Alors que la plateforme d’orientation post-bac Parcoursup cristallise les tensions dans les lycées français, une chronique publiée dans Le Figaro le 8 octobre 2026 par Laurence de Charette relance le débat sur les fondements idéologiques du système. Selon l’autrice, le dispositif mis en place il y a près de dix ans serait devenu « l’ultime victime du grand mensonge égalitariste », une formule qui résume une critique de fond adressée aux politiques éducatives menées depuis 2017.
## Une genèse marquée par un dogme contesté
D’après la chronique du Figaro, il faut remonter à la fin de l’été 2017 pour comprendre les origines de Parcoursup. Emmanuel Macron, tout juste élu président de la République, aurait alors évoqué « la fin du mythe de l’accès à l’université pour tous ». Cette déclaration, rapportée par Laurence de Charette, intervient au moment où le chef de l’État s’entoure de Jean-Michel Blanquer, ancien recteur promu ministre de l’Éducation nationale. Selon cette analyse, ce dogme égalitariste, qualifié de « bien français » et de « peau dure », aurait conduit à une massification des candidatures, submergeant les facultés. Parcoursup serait ainsi né d’une contradiction entre l’affichage d’un accès universel et une réalité de sélection croissante.
## Un bouc émissaire face à la crise des lycées
La plateforme, décrite comme un « borborygme inventé rue de Grenelle », est devenue la cible privilégiée des manifestants, notamment lors du mouvement du 6 octobre 2026 à Toulouse, documenté par une photographie de l’AFP. Face à cette pression, le Premier ministre Sébastien Lecornu aurait demandé à ses ministres de « corriger ce qu’on peut » et d’« améliorer Parcoursup ». Toutefois, cette injonction reste, selon la chronique, d’une ambiguïté totale : améliorer dans quel sens ? Pour Laurence de Charette, la réponse est claire : il faudrait tendre vers davantage de transparence, mais aussi vers une sélectivité assumée au service de la méritocratie. Une position qui contredit frontalement la logique égalitariste dénoncée.
## Des implications politiques et sociales durables
Cette prise de position intervient dans un contexte de crise persistante des lycées, où les tensions autour de l’orientation post-bac demeurent vives. Si Parcoursup est régulièrement accusé de reproduire les inégalités sociales, la chronique du Figaro suggère inversement que c’est l’illusion d’un accès uniforme qui aurait généré les dysfonctionnements actuels. Le débat reste ouvert : entre partisans d’une réforme en profondeur et défenseurs d’un système plus sélectif, la question de l’avenir de Parcoursup pourrait bien constituer un enjeu politique majeur dans les mois à venir.