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Laurence de Charette : « N’abandonnons pas la protection de l’enfance aux néoféministes »

Une · · Par Claire BERNARD

Laurence de Charette : « N’abandonnons pas la protection de l’enfance aux néoféministes »

# Laurence de Charette : « N’abandonnons pas la protection de l’enfance aux néoféministes » Dans une chronique publiée le 19 juin 2026 dans Le Figaro, Laurence

# Laurence de Charette : « N’abandonnons pas la protection de l’enfance aux néoféministes » Dans une chronique publiée le 19 juin 2026 dans *Le Figaro*, Laurence de Charette interroge la pertinence de l'approche néoféministe dans la protection de l'enfance, à l'occasion de l'affaire Lyhanna. La journaliste estime que l'idéologie présentant les « violences sexistes et sexuelles » comme le pur produit du patriarcat pourrait ne pas servir efficacement la cause des enfants. ## Une critique de la « loi intégrale » Selon Laurence de Charette, les associations auraient inventé une nouvelle catégorie juridique : la « loi intégrale », une appellation non contrôlée sur le plan juridique. Cette expression viserait à propulser certains textes au sommet de la hiérarchie politique, en laissant entendre qu'une loi « intégrale » vaudrait mieux que toutes les autres. La chroniqueuse dénonce ce qu'elle perçoit comme un détournement sémantique destiné à donner une légitimité accrue à certaines revendications. Une « coalition féministe et enfantiste », composée d'associations, de syndicats et d'ONG, exigerait depuis le drame de Lyhanna l'adoption d'une telle loi contre « les violences sexistes et sexuelles ». L'inspiration viendrait d'Espagne, où un dispositif contre « la violence de genre » aurait promu les associations au rang d'interlocuteurs institutionnels privilégiés, avec des pouvoirs et des financements croissants. ## La question de l'efficacité réelle Laurence de Charette s'interroge sur l'efficacité concrète de cette approche pour la protection des enfants. Elle rappelle que l'affaire Lyhanna montre avant tout la nécessité de combattre « l'indigence de la chaîne pénale », un problème structurel qui ne saurait être résolu par une simple réorientation idéologique. La chroniqueuse semble suggérer que l'obsession des rapports de domination et du patriarcat pourrait occulter d'autres dimensions essentielles de la protection de l'enfance. Elle n'exclut pas que cette grille de lecture unique puisse, paradoxalement, desservir les intérêts des enfants en réduisant la complexité des situations à une seule variable explicative. ## Un débat sur les priorités politiques Cette prise de position intervient dans un contexte où les questions de violences sexistes et sexuelles occupent une place croissante dans le débat public français. Laurence de Charette semble appeler à une vigilance quant à la manière dont ces enjeux sont instrumentalisés par certaines mouvances politiques. La journaliste rappelle que Gérald Darmanin, alors ministre, s'était permis d'émettre des réserves sur certaines orientations, sans que sa position soit pleinement entendue. Ce précédent illustrerait, selon elle, la difficulté à maintenir un équilibre entre la nécessaire protection des victimes et la préservation d'une approche nuancée des violences. ## Les enjeux d'une protection non idéologisée La chronique de Laurence de Charette pose une question fondamentale : l'idéologie néoféministe sert-elle réellement la cause de la protection des enfants ? En pointant les dérives potentielles d'une approche exclusivement centrée sur les rapports de domination, elle appelle à ne pas abandonner ce champ crucial à des acteurs dont les priorités pourraient ne pas coïncider avec l'intérêt supérieur de l'enfant. Cette réflexion s'inscrit dans un débat plus large sur la place des associations dans les politiques publiques et sur la nécessité de maintenir une pluralité d'approches dans la lutte contre les violences faites aux enfants.