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Laurence de Charette : « Derrière la crise des lycées, la grande faillite de la transmission »

Une · · Par Claire BERNARD

Laurence de Charette : « Derrière la crise des lycées, la grande faillite de la transmission »

## Crise des lycées : une remise en cause de la transmission selon Laurence de Charette Dans une chronique publiée par Le Figaro le 15 octobre 2026, Laurence de

## Crise des lycées : une remise en cause de la transmission selon Laurence de Charette Dans une chronique publiée par Le Figaro le 15 octobre 2026, Laurence de Charette analyse les mouvements de contestation qui agitent les lycées français et propose une lecture qui dépasse le simple cadre des revendications matérielles. Selon l'auteure, les perturbations actuelles révèlent un phénomène plus profond : une défaillance structurelle du système de transmission des savoirs et des valeurs. Cette analyse intervient alors que plusieurs établissements ont connu des tensions marquées ces dernières semaines. ## Des revendications jugées peu audibles D'après la chronique, une partie de l'opinion, notamment au sein des générations plus âgées, peine à prendre au sérieux la liste des doléances lycéennes. Le non-remplacement des professeurs, présenté comme un fléau ancien, semblerait davantage mobiliser les parents que les élèves eux-mêmes. Selon Laurence de Charette, le ministre de l'Éducation nationale aurait même évoqué une résolution miraculeuse de ce problème, une affirmation qui, si elle se confirmait, marquerait un tournant notable dans la gestion des ressources enseignantes. Les journées à rallonge, conséquence directe de la réforme du baccalauréat et de la multiplication des combinaisons de cours, constitueraient un inconfort certain sans pour autant relever d'une maltraitance institutionnelle. Quant à Parcoursup, la plateforme nationale d'orientation, elle générerait une angoisse légitime chez les élèves et leurs familles, sans que quiconque regrette sérieusement le tirage au sort qui prévalait antérieurement. ## Un fait inédit : des représentants de l'Éducation nationale blessés L'élément le plus marquant rapporté par la chronique réside dans un fait présenté comme inédit : pour la première fois, des dizaines de représentants de l'Éducation nationale auraient été blessés lors de ces mouvements. Ce chiffre, s'il était confirmé par des sources officielles, constituerait une escalade sans précédent dans les relations entre les corps intermédiaires de l'institution scolaire et les élèves mobilisés. Toutefois, le Figaro ne précise pas les circonstances exactes de ces blessures, ni leur gravité, ni les établissements concernés. Cette dimension nouvelle pourrait expliquer la tonalité de la chronique, qui voit dans ces événements le symptôme d'une rupture plus large. Laurence de Charette rattache en effet cette crise à ce qu'elle qualifie de « grande faillite de la transmission », expression qui suggère une défaillance dans la capacité de l'école à assumer sa mission fondamentale de passerelle entre les générations. ## Une lecture qui s'inscrit dans un débat plus large L'analyse proposée par Le Figaro rejoint des préoccupations exprimées depuis plusieurs années par différents observateurs du système éducatif français. La question de la transmission des savoirs, mais également des repères civiques et culturels, fait l'objet de débats récurrents dans l'espace public. Le contexte politique, marqué notamment par les prises de position de figures comme Jean-Luc Mélenchon sur les questions éducatives, ajoute une dimension clivante à ces discussions. Selon des sources gouvernementales, le ministère de l'Éducation nationale n'aurait pas encore réagi officiellement aux événements rapportés. Cependant, la nature inédite des blessures évoquées pourrait contraindre l'institution à clarifier sa position dans les jours à venir. La chronique du Figaro, en soulignant l'écart entre les revendications perçues comme matérielles et une crise plus existentielle de l'école, ouvre un chantier analytique que d'autres médias pourraient investir prochainement. ## Perspectives incertaines La suite des événements dépendra largement de la capacité des autorités à répondre aux attentes exprimées, mais aussi de l'évolution du dialogue entre les différents acteurs du système éducatif. Si la thèse d'une faillite de la transmission devait se confirmer, elle impliquerait des réponses dépassant le seul cadre budgétaire ou organisationnel. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer si cette crise lycéenne reste circonscrite ou si elle annonce une remise en cause plus vaste du modèle scolaire français.