Laurence de Charette : « Après l’affaire Lyhanna, la justice n’entend pas rendre des comptes »

# Laurence de Charette : « Après l’affaire Lyhanna, la justice n’entend pas rendre des comptes » Dans une chronique publiée le 12 juin 2026 dans Le Figaro, la j
# Laurence de Charette : « Après l’affaire Lyhanna, la justice n’entend pas rendre des comptes »
Dans une chronique publiée le 12 juin 2026 dans Le Figaro, la journaliste Laurence de Charette dresse un parallèle saisissant entre l’affaire Lyhanna et le fiasco judiciaire d’Outreau. Selon elle, la justice française manifesterait une réticence persistante à effectuer son examen de conscience, refusant de rendre des comptes après des drames humains majeurs. Cette analyse intervient alors que des manifestations se sont tenues devant le palais de justice de Paris, en réaction au meurtre de Lyhanna.
## Un parallèle avec l’affaire Outreau
Laurence de Charette rappelle que le nom du juge Burgaud reste tristement célèbre. Cet ancien juge d’instruction, fraîchement diplômé de l’École nationale de la magistrature lors de sa nomination au tribunal de Boulogne, incarne à lui seul l’un des plus grands fiascos judiciaires du siècle. Dans l’affaire Outreau, treize personnes ont été acquittées après avoir passé trois ans sous les verrous, à la suite d’une procédure jalonnée de fautes. La journaliste souligne que ce scandale a marqué un véritable tournant dans l’histoire de la justice et dans sa relation avec les Français, durablement troublés par ce qu’il leur a révélé du fonctionnement judiciaire.
## Des failles institutionnelles persistantes
Selon Laurence de Charette, l’affaire Lyhanna, bien que différente dans sa nature — elle relèverait davantage de l’inaction que de l’excès —, s’inscrirait dans la même logique d’opacité. Derrière l’apparat des institutions judiciaires se cacheraient de lourdes failles humaines et institutionnelles, à l’origine d’irréparables désastres humains. La journaliste semble suggérer que, comme pour Outreau, la justice ne serait pas disposée à tirer les leçons de ses errements, préférant le silence à la transparence.
## Une question de confiance
Le parallèle établi par Laurence de Charette interroge sur la capacité de l’institution judiciaire à se remettre en question. Dans le cas d’Outreau, aucune sanction disciplinaire lourde n’avait été prise à l’encontre des magistrats impliqués, ce qui avait nourri un sentiment d’impunité. La chroniqueuse semble craindre que le même scénario se reproduise avec l’affaire Lyhanna, renforçant ainsi la défiance des citoyens envers une justice perçue comme peu encline à rendre des comptes.
## Des implications pour l’avenir
Cette analyse soulève des enjeux fondamentaux pour la démocratie française. Si la justice refuse de reconnaître ses erreurs et d’en tirer les conséquences, la confiance des citoyens dans l’État de droit pourrait s’éroder davantage. Laurence de Charette invite ainsi à une réflexion sur la nécessité d’une réforme en profondeur du système judiciaire, afin de garantir à la fois l’indépendance des magistrats et leur responsabilité face aux drames humains. L’affaire Lyhanna, comme Outreau avant elle, pourrait devenir un symbole de cette tension entre l’institution et les attentes légitimes de la société.