La Russie accuse l'Europe de «tout faire» pour contrecarrer les plans de paix en Ukraine

## La Russie accuse l'Europe de «tout faire» pour contrecarrer les plans de paix en Ukraine Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé samedi 26 s
## La Russie accuse l'Europe de «tout faire» pour contrecarrer les plans de paix en Ukraine
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a accusé samedi 26 septembre l'Europe de s'opposer systématiquement aux projets de paix en Ukraine, à rebours selon lui de la position des États-Unis. Cette déclaration, rapportée par RFI, intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu, alors que les initiatives de médiation se multiplient sans aboutir à une désescalade tangible sur le terrain.
## Une accusation directe contre les capitales européennes
Selon les propos relayés par RFI, Sergueï Lavrov estime que les pays européens «font tout» pour contrecarrer les efforts de paix, tout en suggérant que Washington adopterait une posture divergente. Cette sortie s'inscrit dans une série de déclarations russes qui, depuis plusieurs mois, cherchent à distinguer la position américaine de celle des Européens. Le ministre russe des Affaires étrangères n'a toutefois pas précisé quels mécanismes ou quelles instances européennes seraient visés par cette accusation. Il convient de rappeler que ces affirmations émanent d'une partie directement engagée dans le conflit, ce qui invite à les considérer avec la prudence qu'impose toute prise de parole belligérante.
## Un contexte diplomatique en suspens
Cette déclaration survient alors que plusieurs formats de négociation ont été évoqués ces derniers mois, sans qu'aucun ne se concrétise durablement. Les États-Unis, principal soutien militaire de Kyiv, ont vu leur position évoluer au gré des alternances politiques, tandis que les Européens ont maintenu une ligne de soutien à l'Ukraine assortie de sanctions économiques contre Moscou. Cette divergence de perception, réelle ou instrumentalisée, constitue un levier rhétorique fréquemment mobilisé par la diplomatie russe. D'après plusieurs analystes cités dans les médias internationaux, l'objectif serait de semer la division entre alliés occidentaux et d'affaiblir la cohésion du front européen.
## Des positions européennes constantes
Du côté européen, aucune réaction officielle à ces propos n'a été rapportée dans l'immédiat par RFI. La position des Vingt-Sept est toutefois connue : elle repose sur le principe d'une paix respectant l'intégrité territoriale ukrainienne, condition régulièrement réaffirmée lors des sommets. Cette exigence, jugée inacceptable par Moscou, expliquerait en partie l'impasse actuelle. En effet, les conditions préalables posées de part et d'autre apparaissent difficilement conciliables, chacune renvoyant l'autre à une responsabilité dans le blocage.
## Une dynamique de négociation toujours incertaine
L'accusation portée par Sergueï Lavrov illustre la difficulté persistante à établir un cadre de négociation crédible. Si des contacts diplomatiques existent, aucun calendrier ni format contraignant n'a été annoncé publiquement. La question demeure de savoir si ces déclarations préparent un terrain de discussion ou si elles visent avant tout à occuper l'espace médiatique. Dans ce contexte, toute avancée vers une désescalade semblerait conditionnée à des évolutions politiques majeures, tant sur le terrain militaire que dans les capitales concernées.