La moitié des F-16 ukrainiens hors service? Kiev dément toute paralysie de sa flotte de chasseurs mais admet que l'entretien des modèles anciens est un "défi"

## Kiev dément toute paralysie de sa flotte de F-16, mais reconnaît un « défi » de maintenance L'Ukraine a rejeté vendredi les informations selon lesquelles la
## Kiev dément toute paralysie de sa flotte de F-16, mais reconnaît un « défi » de maintenance
L'Ukraine a rejeté vendredi les informations selon lesquelles la moitié de sa flotte de chasseurs F-16 serait immobilisée au sol pour des raisons de maintenance. Le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, Georguiï Tikhy, a affirmé que le pays continuait d'utiliser « intensivement » ces appareils de fabrication américaine fournis par ses alliés occidentaux, tout en admettant que l'entretien des modèles les plus anciens constituait un « défi » logistique réel.
## Un démenti officiel face à des « publications fausses »
Dans un message publié sur son compte X, Georguiï Tikhy a contesté de manière catégorique les révélations attribuées au Wall Street Journal. « L'Ukraine utilise intensivement sa flotte de F-16 dans des conditions difficiles », a-t-il déclaré, avant d'ajouter que « les publications récentes alléguant un taux de disponibilité des appareils catastrophiquement bas et des délais de maintenance excessivement longs sont tout simplement fausses ». Cette mise au point intervient alors que la défense aérienne ukrainienne, soumise à une pression continue, dépend en partie de ces chasseurs pour contrer les attaques russes. Le porte-parole a également appelé à ne pas laisser « la désinformation affaiblir ce soutien vital » apporté par les partenaires occidentaux de Kiev.
## Le WSJ évoque une inspection obligatoire retardée
Le Wall Street Journal avait affirmé mardi que la « majeure partie » des F-16 ukrainiens était actuellement hors service. En cause selon le quotidien américain : une inspection obligatoire devant être réalisée après 300 heures de vol, et qui doit être menée par l'entreprise belge Sabena Aerospace Engineering. Le journal évoquait des retards importants accumulés par ce prestataire, ce qui aurait conduit à l'immobilisation d'une part significative de la flotte. Ces informations, si elles étaient confirmées, fragiliseraient une composante essentielle de la défense aérienne ukrainienne, dans un contexte où les besoins en couverture aérienne restent élevés.
## Sabena Aerospace dément à son tour
L'entreprise belge Sabena Aerospace Engineering a publié jeudi un communiqué pour rejeter ces allégations. Elle s'est dite « très surpris » par « les informations erronées faisant état de retards importants dans ce programme de maintenance critique ». Ce démenti, conjugué à celui de Kiev, laisse entendre que la controverse repose en partie sur des données contestées. Il n'en demeure pas moins que la question de la soutenabilité de la flotte de F-16 reste sensible, à mesure que les appareils accumulent des heures de vol dans des conditions opérationnelles éprouvantes.
## Des composants devenus introuvables
Le porte-parole ukrainien a lui-même reconnu que l'entretien de ces chasseurs représentait un « défi ». Il a notamment pointé la question des modèles anciens de F-16, dont « certains composants » ne sont « plus fabriqués » et deviennent « de plus en plus difficiles à se procurer ». Cette difficulté d'approvisionnement illustre la complexité d'exploiter une flotte hétérogène, dont une partie repose sur des versions dont les chaînes de production sont depuis longtemps arrêtées. Malgré cela, Georguiï Tikhy a assuré que les « partenaires industriels » de Kiev continuaient « non seulement de livrer des avions révisés, mais le font à un rythme croissant ».
## Un enjeu stratégique au-delà du cas ukrainien
Au-delà de la polémique sur les chiffres, cette séquence met en lumière la dépendance de l'Ukraine à un écosystème de maintenance largement occidental, impliquant des entreprises privées et des calendriers d'inspection stricts. La disponibilité opérationnelle d'une flotte de chasseurs ne dépend pas uniquement du nombre d'appareils livrés, mais aussi de la capacité à assurer leur entretien dans des délais compatibles avec l'intensité des combats. Pour Kiev, l'enjeu est double : préserver la crédibilité du soutien allié et garantir une couverture aérienne continue face aux frappes russes. Les prochaines semaines devraient permettre de vérifier si les démentis officiels se traduisent par une disponibilité effective sur le terrain.