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« La majorité des garçons de la classe ont été touchés » : colère froide à Lucenay après les révélations d’abus sur 34 enfants

Une · · Par Claire BERNARD

« La majorité des garçons de la classe ont été touchés » : colère froide à Lucenay après les révélations d’abus sur 34 enfants

La petite commune de Lucenay, habituellement tranquille, est secouée par une vague de colère et d'inquiétude. Le 30 avril 2026, le parquet de Villefranche-sur-S

La petite commune de Lucenay, habituellement tranquille, est secouée par une vague de colère et d'inquiétude. Le 30 avril 2026, le parquet de Villefranche-sur-Saône a rendu public un rapport alarmant, signalant que 34 enfants, scolarisés à l'école Robert-Doisneau, auraient été victimes d'abus sexuels. Parmi ces jeunes, la majorité sont des garçons âgés de trois à neuf ans. Romain G., un résident de ce village du Beaujolais, a été mis en examen pour des actes présumés commis entre 2020 et 2024. Depuis la première mise en examen de Romain G. en 2025 pour des agressions sur trois garçons, la situation n’a fait qu’empirer. La révélation de 31 autres victimes a fait plonger la commune dans une atmosphère d'inquiétude palpable. Les enfants étaient apparemment attirés chez le suspect sous prétexte de fêtes d'anniversaire ou de soirées pyjamas, des moments de fête qui se sont tragiquement mués en cauchemars. Dans les rues de Lucenay, la vie continue, mais l’ambiance est lourde de chuchotements et de rumeurs. Un père de famille a confié : « Maintenant, quand quelqu’un propose une soirée pyjama, tout le monde fait attention. » Cette observation illustre le climat de méfiance qui s'est installé parmi les habitants. Les parents, inquiets, se retrouvent dans l'incertitude, et l'innocence des enfants est désormais entachée par cette affaire sinistre. Le 10 avril 2026, la mise en examen de Romain G. a été confirmée par un communiqué officiel, reprenant des informations relayées par le quotidien Le Monde. Le parquet a indiqué que les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur des abus. La gendarmerie, quant à elle, surveille de près l'école, veillant à la sécurité des enfants et des parents. Les témoignages des familles demeurent rares, beaucoup choisissant de garder le silence face à cette tragédie. La gêne et le choc paralysent les échanges, rendant difficile l’évaluation des conséquences psychologiques sur les victimes et leurs proches. Dans ce contexte délicat, l'école Robert-Doisneau a décidé de renforcer son soutien psychologique pour aider les élèves affectés par cette situation. Les autorités locales ne restent pas inactives. Les services sociaux se sont mobilisés pour accompagner les familles touchées. Un représentant de la mairie a déclaré : « Nous sommes résolus à apporter toute l'aide nécessaire aux victimes et à prévenir de futurs abus. » Cette prise de conscience collective pourrait marquer un tournant dans la gestion des affaires d'abus au sein de la communauté. Les regards se tournent vers l'avenir, alors que l'enquête se poursuit. Les parents font preuve d'une vigilance accrue, et des réunions de sensibilisation sont d'ores et déjà planifiées pour informer les familles sur les dangers potentiels et comment communiquer avec leurs enfants à ce sujet. Le soutien collectif pourrait jouer un rôle crucial dans la reconstruction de la confiance au sein de cette petite communauté. L'enquête judiciaire se poursuit, laissant présager de nouvelles révélations dans les mois à venir. Les habitants de Lucenay attendent des réponses, espérant que la lumière sera faite sur cette affaire tragique qui a tant bouleversé leur quotidien.