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La France est le troisième pays le plus touché avec plus de 20 milliards d'euros de pertes: selon Allianz, la facture des vagues de chaleur en Europe s'élève à 113 milliards d'euros en 2026

Economie · · Par Julie MOREAU

La France est le troisième pays le plus touché avec plus de 20 milliards d'euros de pertes: selon Allianz, la facture des vagues de chaleur en Europe s'élève à 113 milliards d'euros en 2026

## Vagues de chaleur : une facture de 113 milliards d'euros pour l'Europe en 2026 Les vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2026 ont coûté 113 milliards

## Vagues de chaleur : une facture de 113 milliards d'euros pour l'Europe en 2026 Les vagues de chaleur qui ont frappé l'Europe en 2026 ont coûté 113 milliards d'euros aux 30 pays du continent, selon une étude d'Allianz Trade publiée ce vendredi. La France figure parmi les trois économies les plus touchées, avec 20,1 milliards d'euros de pertes, derrière l'Italie et l'Allemagne. ## L'Italie, l'Allemagne et la France concentrent les deux tiers des pertes Selon les estimations de l'assureur, l'Italie enregistre le fardeau le plus lourd avec 27,8 milliards d'euros, suivie de l'Allemagne avec 25 milliards d'euros et de la France avec 20,1 milliards d'euros. Ces trois pays concentrent à eux seuls près des deux tiers du total des pertes recensées sur le continent. Fait notable souligné par Allianz Trade : la perte de l'Italie dépasse celle de l'Allemagne, pourtant dotée d'une économie nettement plus grande. L'étude explique cet écart par un impact sur la croissance bien plus marqué dans la péninsule : 1,19 point de pourcentage contre 0,54 point en Allemagne. En élargissant le périmètre à la Belgique (9,4 milliards d'euros) et aux Pays-Bas (9,2 milliards d'euros), la part de ces cinq économies atteint 81% du total, précise l'étude. ## Un coût équivalent à 0,46% du PIB européen Rapportées au produit intérieur brut, les pertes essuyées par les 30 pays européens correspondent à environ 0,46% de leur PIB combiné prévu. Ce chiffre, loin d'être anecdotique, illustre l'ampleur macroéconomique du phénomène. L'étude d'Allianz Trade sur l'économie climatique en 2026 ne se limite pas aux dégâts matériels visibles. Elle intègre également les pertes de production ainsi que les pressions exercées sur le pouvoir d'achat des ménages, sous l'effet de l'inflation globale et alimentaire. Autrement dit, la facture climatique se diffuse bien au-delà des seules assurances. ## La chaleur, un choc invisible sur la productivité L'assureur insiste sur une dimension souvent sous-estimée : « La chaleur peut réduire la production sans provoquer de dommages visibles aux bâtiments ou aux équipements. » Le mécanisme est moins spectaculaire qu'une tempête ou une inondation, mais tout aussi coûteux. Pour étayer cette analyse, Allianz Trade s'appuie sur des données issues du secteur manufacturier indien. Celles-ci établissent un lien entre des conditions de forte chaleur, d'une part, et une baisse de la productivité des travailleurs ainsi qu'une augmentation de l'absentéisme, d'autre part. Un effet d'autant plus préoccupant que ces épisodes deviennent récurrents. ## Vers une année 2027 encore plus chaude ? L'assureur va plus loin et prévient qu'il est « probable que 2027 soit une nouvelle année marquée par une chaleur exceptionnelle à l'échelle mondiale », avec de fortes chances qu'elle devienne l'année la plus chaude jamais enregistrée. Cette projection, si elle se confirme, signifie que la facture de 113 milliards d'euros pour 2026 pourrait ne pas constituer un pic, mais une étape. Pour les économies européennes, et particulièrement pour l'Italie, l'Allemagne et la France, l'enjeu dépasse désormais la seule adaptation climatique : il touche à la trajectoire même de leur croissance.