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La France souhaite de nouveau délivrer 250.000 visas par an aux ressortissants algériens

Une · · Par Claire BERNARD

La France souhaite de nouveau délivrer 250.000 visas par an aux ressortissants algériens

# La France souhaite de nouveau délivrer 250.000 visas par an aux ressortissants algériens Alors que les relations diplomatiques entre Paris et Alger connaissen

# La France souhaite de nouveau délivrer 250.000 visas par an aux ressortissants algériens Alors que les relations diplomatiques entre Paris et Alger connaissent une phase de réchauffement progressive, l'ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, a évoqué un objectif chiffré ambitieux en matière de délivrance de visas. Selon des informations rapportées par *Le Figaro* le 17 juillet 2026, la France souhaiterait revenir à un rythme de 250.000 visas délivrés chaque année aux ressortissants algériens, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis plusieurs années. ## Un objectif inscrit dans une stratégie de réconciliation bilatérale ### Des relations diplomatiques en voie d'apaisement Deux mois après son retour à Alger, l'ambassadeur Stéphane Romatet a accordé une interview fleuve au média en ligne *Tout sur l'Algérie* (TSA), dans laquelle il a détaillé les axes de la nouvelle politique française à l'égard de son voisin méditerranéen. « Réengager avec l'Algérie une relation basée sur la confiance », telle serait, selon ses propres termes, la feuille de route qui lui aurait été confiée par le président Emmanuel Macron. Ce retour, intervenu le 8 mai 2026, marquait la fin d'une période de tensions inédites entre les deux pays, après le rappel de l'ambassadeur français un an et un mois plus tôt. Le diplomate avait d'ailleurs amorcé ce rapprochement en participant, dès le jour de son arrivée, aux commémorations des massacres de Sétif de 1945, geste perçu comme une forme de « pénitence unilatérale », selon les termes employés par certains observateurs cités par *Le Figaro*. Dans ce contexte de normalisation, la question des visas constituerait un levier central pour restaurer une relation bilatérale durable. ## Un enjeu migratoire et consulaire majeur ### Un retour progressif vers les niveaux d'avant-crise Avant la détérioration des relations franco-algériennes, la France délivrait environ 250.000 visas par an aux ressortissants algériens, faisant de l'Algérie l'un des principaux bénéficiaires de la politique consulaire française. Ce chiffre avait considérablement chuté à la suite des restrictions imposées durant la crise diplomatique. Le retour à ce volume représenterait un signal fort adressé aux autorités algériennes, mais également aux ressortissants algériens souhaitant se rendre en France pour des motifs familiaux, touristiques ou professionnels. Selon des sources proches du dossier, cet objectif s'inscrirait dans une stratégie plus large de normalisation des échanges humains, économiques et culturels entre les deux rives de la Méditerranée. Le gouvernement français considérerait que la fluidité des flux consulaires constitue un indicateur tangible de la confiance retrouvée entre Paris et Alger. ## Des questions en suspens malgré le réchauffement ### Le cas Christophe Gleizes et les contentieux persistants L'interview de Stéphane Romatet n'aurait toutefois pas abordé le sort du journaliste français Christophe Gleizes, dont la situation reste un point d'achoppement potentiel entre les deux pays. Ce silence, relevé par *Le Figaro*, pourrait indiquer que certaines questions sensibles demeurent en suspens, malgré la volonté affichée d'apaisement. Par ailleurs, la question migratoire dans son ensemble continue de susciter des débats au sein de l'opinion publique française. Un retour à 250.000 visas annuels pourrait raviver les inquiétudes d'une partie de la classe politique et de l'électorat, alors que le gouvernement cherche à concilier ouverture diplomatique et maîtrise des flux migratoires. Le calendrier exact de cette remontée en puissance et les conditions qui y seront associées n'ont pas été précisés par le diplomate. ## Une perspective encore conditionnelle Si les intentions affichées par l'ambassadeur semblent claires, leur traduction concrète dépendra de l'évolution de la coopération bilatérale dans les mois à venir. La France pourrait conditionner ce retour à un volume de visas élevé à des avancées sur d'autres dossiers sensibles, notamment la délivrance de laissez-passer consulaires pour les ressortissants algériens en situation irrégulière et la coopération en matière de sécurité. L'équilibre entre les exigences diplomatiques et les contraintes politiques internes constituera, pour l'exécutif français, un défi de taille dans la mise en œuvre de cette nouvelle feuille de route algérienne.